fond de commerce

Fonds de commerce : définition, composantes et valorisation pour une salle de sport

✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 20 min · 📅 Publié le 8 janvier 2025

Franchise · Rentabilité & business plan

Le fonds de commerce, c’est l’ensemble des éléments — matériels et immatériels — qui permettent à une activité commerciale de fonctionner et d’attirer une clientèle. Bien plus qu’un stock de machines, c’est un actif à part entière, dont la valeur tient surtout à l’incorporel. Pour qui veut reprendre ou céder une salle de sport, en maîtriser la définition est décisif.

Article signé Frédéric Legrand, Direction du développement franchise, réseau MagicFit · Temps de lecture : 14 minutes · Cluster : Rentabilité & business plan · Mise à jour : juin 2026

Le terme « fonds de commerce » revient sans cesse dès qu’il est question de reprendre, de vendre ou de valoriser une entreprise. Pourtant, il reste souvent flou : on l’assimile tantôt aux murs, tantôt à la société, tantôt au seul matériel. Ces confusions ne sont pas anodines : elles peuvent fausser une négociation, une évaluation, voire la sécurité juridique d’une transaction.

Pour un porteur de projet de salle de sport, la question est très concrète. Reprendre une salle existante, c’est le plus souvent acheter un fonds de commerce : sa clientèle d’adhérents, son emplacement, son bail, sa réputation, en plus de ses équipements. Comprendre ce que recouvre exactement cette notion, comment elle se compose et comment elle se valorise, conditionne directement la réussite de l’opération.

Cet article définit le fonds de commerce, détaille ses composantes corporelles et incorporelles, explique pourquoi la clientèle en est le cœur, le distingue des murs et de la société, présente les méthodes de valorisation, compare l’achat d’un fonds existant à la création, et aborde l’impact fiscal de l’acquisition ainsi que la sécurisation juridique de la vente.

Transparence : MagicFit développe un réseau de franchise de salles de sport. Le contenu a une portée pédagogique et générale ; il ne constitue pas un conseil juridique, comptable ou fiscal personnalisé. Les règles évoluent : avant toute opération sur un fonds de commerce, faites-vous accompagner par un notaire, un avocat ou un expert-comptable.

1. Le fonds de commerce, qu’est-ce que c’est ?

Le fonds de commerce désigne l’ensemble des éléments mobiliers, corporels et incorporels, qu’un commerçant réunit et organise pour exercer son activité et fidéliser une clientèle. Ce n’est pas l’entreprise au sens juridique, ni l’immeuble qui l’abrite : c’est l’outil d’exploitation, l’ensemble cohérent de moyens qui permet d’attirer et de conserver des clients.

En droit français, le fonds de commerce est une notion encadrée par le Code de commerce, notamment dans les dispositions relatives à sa vente et à son nantissement. La loi ne dresse pas une liste rigide et fermée de ses composants, mais la pratique et la jurisprudence en ont dégagé les éléments caractéristiques. Le fonds est considéré comme un bien meuble incorporel : il peut être vendu, donné en location-gérance, apporté en société ou nanti pour garantir un emprunt.

Ce qui caractérise le fonds de commerce, c’est son unité. Pris isolément, un tapis de course, un comptoir d’accueil ou une enseigne lumineuse n’ont qu’une valeur limitée. Réunis, organisés autour d’une clientèle et d’un emplacement, ils forment un ensemble dont la valeur dépasse largement la somme de ses parties. C’est cette synergie qui fait l’essence du fonds, et qui explique qu’on puisse le vendre comme un tout.

Pour une salle de sport, le fonds de commerce regroupe ainsi les équipements sportifs, le mobilier des vestiaires et de l’accueil, mais aussi et surtout la base d’adhérents, le droit au bail du local, le nom et la réputation de la salle, et les contrats qui font tourner l’activité. C’est cet ensemble que l’on cède ou que l’on reprend lors d’une transaction, et non simplement un lot de machines.

Il importe de bien situer le fonds de commerce par rapport à trois notions voisines que l’on confond fréquemment : les murs (l’immeuble), la société (la structure juridique qui exploite) et l’entreprise (l’ensemble économique). Le fonds n’est ni l’un ni l’autre : il est l’outil d’exploitation, qui peut appartenir à une société, être exploité dans des murs loués, et changer de mains indépendamment. Nous y reviendrons en détail, car cette distinction commande toute la structuration d’une reprise.

2. Éléments corporels et incorporels : la composition du fonds

La composition d’un fonds de commerce se répartit traditionnellement en deux grandes catégories : les éléments corporels et les éléments incorporels. Cette distinction n’est pas qu’académique : elle détermine la manière dont le fonds se valorise, se comptabilise et s’amortit.

Les éléments corporels sont les biens matériels affectés à l’exploitation. Dans une salle de sport, il s’agit des appareils de cardio et de musculation, des poids et accessoires, du mobilier d’accueil et de vestiaires, des installations techniques, du matériel informatique de gestion. Ces éléments sont tangibles, identifiables, et leur valeur s’apprécie en tenant compte de leur état, de leur ancienneté et de leur degré d’amortissement.

Les éléments incorporels, eux, ne se touchent pas, mais ils constituent souvent la part la plus précieuse du fonds. Ils regroupent la clientèle et l’achalandage, le droit au bail, le nom commercial et l’enseigne, les marques et éventuels brevets, les licences et autorisations administratives, ainsi que les contrats transmis. C’est dans cet incorporel que réside la valeur d’usage et de réputation accumulée au fil des années d’exploitation.

Catégorie Éléments Exemple en salle de sport
Corporels Matériel, mobilier, équipements Appareils cardio et musculation, vestiaires, accueil
Incorporels — clientèle Clientèle, achalandage Base d’adhérents et flux de prospects
Incorporels — bail Droit au bail commercial Droit d’occuper le local aux conditions du bail
Incorporels — identité Nom commercial, enseigne, marque Nom de la salle, notoriété locale
Incorporels — droits Licences, autorisations, contrats Autorisations d’exploitation, contrats fournisseurs

Un point essentiel distingue le fonds de commerce du patrimoine immobilier : les murs n’en font pas partie. Si l’exploitant est aussi propriétaire de l’immeuble, celui-ci constitue un bien immobilier distinct, soumis à son propre régime. Le fonds, lui, inclut le droit au bail — c’est-à-dire le droit d’occuper le local —, mais pas la propriété des murs eux-mêmes. Cette séparation a des conséquences majeures sur la valorisation et sur la structuration d’une acquisition, comme nous le verrons.

De même, les créances, les dettes et les contrats de travail obéissent à des règles propres lors d’une cession de fonds. Certains se transmettent automatiquement, d’autres non. Cette ventilation fine, qui dépasse le cadre d’une simple définition, justifie pleinement l’accompagnement d’un professionnel du droit au moment de préparer une opération.

3. La clientèle, cœur du fonds de commerce

S’il fallait ne retenir qu’un seul élément du fonds de commerce, ce serait la clientèle. La jurisprudence considère d’ailleurs qu’il ne peut exister de fonds de commerce sans clientèle : c’est elle qui donne sa cohérence et sa valeur à l’ensemble. Sans clients, un local et du matériel ne forment qu’un assemblage de biens, pas un fonds.

La clientèle se distingue de l’achalandage, même si les deux notions sont liées. La clientèle désigne l’ensemble des personnes qui s’adressent habituellement à l’établissement par attachement à celui-ci ; l’achalandage renvoie plutôt à la clientèle de passage, attirée par l’emplacement. Pour une salle de sport, la distinction est parlante : les adhérents fidélisés constituent la clientèle attachée, tandis que le flux de prospects lié à la visibilité du local relève de l’achalandage.

C’est pourquoi la valeur d’une salle de sport tient autant à sa base d’adhérents qu’à ses équipements. Une salle qui compte plusieurs centaines d’adhérents fidèles, avec un faible taux d’attrition, vaut bien davantage qu’une salle équipée à neuf mais désertée. L’acquéreur n’achète pas seulement des machines : il achète un flux de revenus récurrent, matérialisé par des abonnements en cours et une habitude de fréquentation.

Cette centralité de la clientèle a une conséquence pratique décisive lors d’une reprise : il faut examiner avec soin la qualité de cette clientèle. Combien d’adhérents actifs ? Quel taux de réengagement ? Quelle ancienneté moyenne ? Quelle saisonnalité ? Une base d’adhérents en déclin, ou artificiellement gonflée par des promotions non reconductibles, ne vaut pas une base stable et fidèle. L’analyse de la clientèle est au cœur de la diligence raisonnable de tout acquéreur.

Le taux d’attrition, c’est-à-dire la proportion d’adhérents qui ne renouvellent pas leur abonnement, est à ce titre un indicateur capital. Une salle qui perd chaque année une part importante de ses adhérents devra recruter sans cesse pour se maintenir, ce qui pèse sur sa rentabilité et fragilise la valeur de son fonds. À l’inverse, une attrition faible signale une clientèle satisfaite et un fonds solide, dont la valeur incorporelle est bien réelle et durable.

La clientèle est aussi un actif fragile, car elle peut suivre ou non le changement d’exploitant. Une partie de la fidélité tient parfois à la relation personnelle avec l’ancien gérant ou les coachs. C’est pourquoi une période d’accompagnement post-cession, pendant laquelle le cédant présente le repreneur et rassure les adhérents, est souvent précieuse pour préserver la valeur du fonds transmis.

4. Fonds de commerce, murs et société : ne pas confondre

L’une des sources de confusion les plus fréquentes consiste à mélanger trois notions distinctes : le fonds de commerce, les murs commerciaux et la société d’exploitation. Or chacune obéit à un régime propre, et leur articulation détermine la façon dont une reprise se structure.

Les murs commerciaux sont l’immeuble, le bien immobilier dans lequel l’activité s’exerce. On peut être propriétaire de son fonds tout en étant locataire des murs, ce qui est le cas le plus fréquent : l’exploitant détient le droit au bail, mais paie un loyer au propriétaire des murs. Acheter un fonds n’implique donc pas d’acheter les murs, et inversement.

La société d’exploitation, elle, est la structure juridique — SARL, SAS, entreprise individuelle — qui détient et exploite le fonds. Reprendre une activité peut se faire de deux façons radicalement différentes : acheter le fonds de commerce lui-même, ou acheter les parts ou actions de la société qui le détient. Les conséquences juridiques, fiscales et patrimoniales de ces deux voies sont très différentes.

Lors d’un achat de fonds, l’acquéreur reprend l’outil d’exploitation mais pas, en principe, les dettes de la société cédante. Lors d’un achat de parts sociales, il reprend la société avec son passif et son actif : c’est une opération plus globale, qui exige une diligence approfondie sur les comptes et les engagements. Le choix entre ces deux modalités se raisonne au cas par cas, avec un conseil, en fonction des objectifs et des risques.

Cette distinction recoupe celle, juridique, entre la cession de fonds (régie par le Code de commerce) et la cession des murs (qui relève du droit immobilier). Elle croise aussi le mécanisme du droit de préemption : la commune peut, dans certaines zones, préempter la cession d’un fonds ou d’un bail, tandis que les murs relèvent d’un droit de préemption distinct. Pour approfondir ce point, voir notre dossier sur le droit de préemption sur les fonds de commerce.

Pour un porteur de projet de salle de sport, clarifier dès le départ ce que l’on achète — le fonds seul, les murs, la société, ou une combinaison — est la première étape de toute négociation sérieuse. Cette cartographie conditionne le prix, la fiscalité, le financement et la sécurité de l’opération.

5. Combien vaut un fonds de commerce ?

Évaluer un fonds de commerce est un exercice délicat, car sa valeur ne se résume pas à celle de ses actifs matériels. Un fonds bien établi, doté d’une clientèle fidèle et d’un bon emplacement, peut valoir plusieurs fois la valeur de son matériel. À l’inverse, un fonds en perte de vitesse peut ne valoir guère plus que ses équipements d’occasion.

Plusieurs méthodes de valorisation coexistent, et les professionnels en croisent généralement plusieurs pour aboutir à une fourchette. La méthode du chiffre d’affaires applique un coefficient, propre à chaque secteur, au chiffre d’affaires annuel. La méthode de la rentabilité capitalise le résultat ou l’excédent brut d’exploitation. La méthode des actifs, enfin, valorise séparément chaque élément du fonds.

Méthode Principe Limite
Par le chiffre d’affaires Coefficient sectoriel appliqué au CA Ignore la rentabilité réelle
Par la rentabilité Capitalisation du résultat ou de l’EBE Sensible à la qualité des comptes
Par les actifs Somme des éléments corporels et incorporels Difficile pour la clientèle

Aucune de ces méthodes n’est parfaite, et leur résultat doit toujours être confronté au bon sens du marché. Un coefficient sectoriel appliqué mécaniquement peut surestimer un fonds peu rentable, tandis qu’une approche purement patrimoniale sous-estime souvent la valeur de la clientèle. C’est le croisement des méthodes, éclairé par la connaissance du secteur du fitness, qui permet d’aboutir à une évaluation crédible.

Pour une salle de sport, plusieurs paramètres pèsent particulièrement : le nombre et la fidélité des adhérents, la qualité de l’emplacement, l’état et l’ancienneté des équipements, les conditions du bail, et la récurrence du chiffre d’affaires. Une salle dont les abonnements sont majoritairement annuels et reconduits offre une visibilité bien supérieure à une salle vivant de séances ponctuelles, ce qui se reflète dans sa valeur.

Un exemple permet de fixer les idées. Supposons une salle de sport dont le matériel d’occasion est estimé à 80 000 euros et qui dégage un excédent brut d’exploitation récurrent. La méthode patrimoniale partirait des 80 000 euros d’actifs, à laquelle s’ajoute la valeur de la clientèle ; la méthode par la rentabilité capitaliserait l’excédent sur plusieurs années ; la méthode par le chiffre d’affaires appliquerait un coefficient sectoriel. Les trois approches donnent rarement le même résultat, et c’est précisément l’écart entre elles qui ouvre l’espace de négociation. Un fonds bien tenu se situera dans le haut de la fourchette, un fonds fatigué dans le bas.

La valorisation n’est jamais une science exacte : c’est un point de départ de négociation. Vendeur et acquéreur partent souvent de bases différentes, et le prix final résulte d’un accord. Disposer d’une évaluation argumentée, appuyée sur des méthodes reconnues et sur des données vérifiables, est le meilleur moyen de défendre sa position, que l’on achète ou que l’on vende.

6. Acheter un fonds existant ou créer le sien ?

Pour ouvrir une salle de sport, deux voies s’offrent au porteur de projet : reprendre un fonds de commerce existant, ou créer son propre fonds de toutes pièces. Chacune a sa logique, ses avantages et ses risques, et le choix dépend du profil du projet autant que du marché local.

Reprendre un fonds existant présente un atout majeur : on hérite immédiatement d’une clientèle, d’un emplacement éprouvé et d’un chiffre d’affaires déjà installé. Le risque de démarrage est réduit, puisque l’activité tourne déjà. En contrepartie, le prix d’acquisition intègre cette valeur incorporelle, et il faut s’assurer que la clientèle est saine et que le fonds n’est pas en déclin masqué.

Créer son fonds, à l’inverse, évite de payer un incorporel préexistant, mais impose de constituer sa clientèle de zéro, avec le risque et le délai que cela suppose. L’investissement se concentre alors sur l’aménagement et l’équipement, mais la montée en charge est plus lente et plus incertaine. C’est un pari sur le potentiel d’une zone plutôt que sur une activité établie.

L’arbitrage entre ces deux options ne se fait pas au feeling : il se chiffre. Quel investissement initial dans chaque cas ? Quel chiffre d’affaires attendu ? À partir de combien d’adhérents le projet devient-il rentable ? Le calculateur ci-dessous estime le point mort d’une salle de sport selon vos paramètres, ce qui permet de comparer objectivement la trajectoire de rentabilité d’une reprise à celle d’une création.

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7. Acquisition d’un fonds : impact fiscal et amortissement

L’achat d’un fonds de commerce est un investissement lourd, qui mérite une analyse fiscale et comptable approfondie. Loin d’être un simple coût, il ouvre des possibilités d’optimisation qui influencent la rentabilité nette de l’opération. Comprendre le traitement comptable des différents éléments du fonds est donc essentiel.

Les éléments incorporels — clientèle, droit au bail, nom commercial, marque — constituent généralement la part la plus importante du prix d’acquisition. Selon leur nature, certains peuvent être amortis sur plusieurs années, ce qui génère des charges comptables déductibles et, par conséquent, une économie d’impôt étalée dans le temps. Le traitement précis dépend de la nature de chaque élément et des règles en vigueur, points à valider impérativement avec un expert-comptable.

Cette dimension fiscale change la lecture d’une acquisition : un même prix d’achat n’a pas le même coût réel net d’impôt selon la ventilation entre éléments amortissables et non amortissables. Anticiper cette mécanique permet de mieux négocier le prix, de structurer le financement et d’évaluer la vraie rentabilité du projet. Le calculateur ci-dessous aide à simuler concrètement l’impact fiscal et la trajectoire d’amortissement d’une acquisition de fonds de commerce.

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8. Sécuriser l’achat ou la vente d’un fonds

La cession d’un fonds de commerce obéit à un formalisme strict, dont le respect conditionne la sécurité de la transaction. C’est l’une des opérations les plus encadrées du droit commercial, et négliger ce formalisme expose acquéreur comme vendeur à des risques importants.

L’acte de cession doit comporter un certain nombre de mentions et être assorti de formalités de publicité destinées à informer les tiers, notamment les créanciers du vendeur. Le prix de vente fait généralement l’objet d’un séquestre pendant un délai légal, le temps que d’éventuelles oppositions de créanciers soient purgées. Ce mécanisme protège l’acquéreur, qui pourrait sinon se voir réclamer des dettes attachées au fonds.

Pour l’acquéreur, la diligence raisonnable est la clé d’une reprise sécurisée. Il s’agit d’examiner minutieusement les comptes, les contrats en cours, l’état du matériel, les conditions du bail, la réalité de la clientèle et l’existence d’éventuels litiges. Cette enquête préalable permet de déceler les problèmes cachés et d’ajuster le prix ou les garanties en conséquence. Sauter cette étape, c’est acheter à l’aveugle.

Pour le vendeur, la préparation de la documentation est tout aussi décisive. Des comptes clairs, un bail en règle, des contrats à jour et une clientèle bien documentée rassurent l’acquéreur et facilitent la transaction. Un fonds bien préparé se vend mieux, plus vite et à un meilleur prix qu’un fonds dont les comptes sont flous ou les documents incomplets.

Dans tous les cas, l’intervention de professionnels — notaire ou avocat pour l’acte, expert-comptable pour les aspects fiscaux et comptables — n’est pas un luxe mais une nécessité. Le coût de ces conseils est sans commune mesure avec celui d’une transaction mal sécurisée. S’appuyer sur un réseau structuré, capable d’orienter vers les bons interlocuteurs et de partager son expérience des reprises de salles, fait partie des atouts d’un projet mené en franchise plutôt qu’en solitaire.

En définitive, le fonds de commerce est un actif central et structurant, dont la maîtrise conditionne la réussite de toute reprise ou cession de salle de sport. Bien le comprendre — sa composition, sa valorisation, son traitement fiscal et son cadre juridique — permet de transformer une opération intimidante en projet maîtrisé. C’est cette compréhension qui distingue un repreneur préparé d’un acheteur exposé.

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Questions fréquentes

FAQ — Le fonds de commerce

Qu'est-ce qu'un fonds de commerce ?
C’est l’ensemble des éléments mobiliers, corporels et incorporels, qu’un commerçant réunit pour exercer son activité et fidéliser une clientèle. Il comprend le matériel, mais aussi la clientèle, le droit au bail, le nom et l’enseigne. C’est un bien meuble incorporel, distinct des murs et de la société d’exploitation.
Quels sont les éléments corporels et incorporels d'un fonds ?
Les éléments corporels sont les biens matériels (matériel, mobilier, équipements). Les éléments incorporels regroupent la clientèle, le droit au bail, le nom commercial, l’enseigne, la marque, les licences et les contrats. Dans une salle de sport, l’incorporel concentre souvent l’essentiel de la valeur.
Le fonds de commerce inclut-il les murs ?
Non. Les murs sont un bien immobilier distinct. Le fonds inclut le droit au bail — le droit d’occuper le local — mais pas la propriété des murs. On peut donc être propriétaire de son fonds tout en étant locataire des murs, ce qui est le cas le plus fréquent.
Pourquoi la clientèle est-elle si importante ?
Parce qu’il ne peut exister de fonds de commerce sans clientèle : c’est elle qui donne sa valeur à l’ensemble. Pour une salle de sport, la base d’adhérents fidélisés représente un flux de revenus récurrent qui constitue le cœur de la valeur du fonds. Chez Magicfit, l’analyse de cette clientèle est au centre de l’étude de toute reprise.
Comment valorise-t-on un fonds de commerce ?
On croise généralement plusieurs méthodes : un coefficient appliqué au chiffre d’affaires, la capitalisation de la rentabilité, et l’évaluation des actifs. Aucune n’est parfaite ; leur croisement, éclairé par la connaissance du secteur, donne une fourchette servant de base à la négociation.
Vaut-il mieux acheter un fonds existant ou en créer un ?
Reprendre un fonds donne accès immédiat à une clientèle et à un chiffre d’affaires, mais coûte plus cher car on paie l’incorporel. Créer évite ce coût mais impose de constituer sa clientèle de zéro. L’arbitrage se chiffre, notamment via le point mort. Les conseillers Magicfit aident à comparer ces scénarios sur un marché local donné.
Peut-on amortir un fonds de commerce ?
Certains éléments incorporels du fonds peuvent, selon leur nature, être amortis sur plusieurs années, ce qui génère des charges déductibles et une économie d’impôt étalée. Le traitement précis dépend de chaque élément et doit être validé avec un expert-comptable.
Quelles formalités pour vendre un fonds de commerce ?
La cession exige un acte comportant des mentions obligatoires et des formalités de publicité. Le prix est généralement placé sous séquestre pendant un délai légal, le temps de purger d’éventuelles oppositions de créanciers. L’accompagnement d’un notaire ou d’un avocat est vivement recommandé.
Faut-il réaliser une diligence raisonnable avant d'acheter ?
Oui, c’est indispensable. Examiner les comptes, les contrats, l’état du matériel, le bail, la réalité de la clientèle et les éventuels litiges permet de déceler les problèmes cachés et d’ajuster le prix ou les garanties. Acheter sans cette enquête préalable, c’est acheter à l’aveugle.

Sources

  1. Légifrance. Code de commerce, dispositions relatives au fonds de commerce (vente et nantissement). Consulter
  2. Service-public.fr (Entreprendre). Vente et achat d’un fonds de commerce. Consulter
  3. Bpifrance Création. Reprendre un fonds de commerce. Consulter
  4. Notaires de France. La cession de fonds de commerce. Consulter

Pour aller plus loin

Frédéric Legrand — Direction du développement franchise, MagicFit.

Transparence : MagicFit développe un réseau de franchise et cet article promeut naturellement son modèle. Le contenu a une portée pédagogique et générale ; il ne constitue pas un conseil juridique, comptable ou fiscal personnalisé. Pour toute opération sur un fonds de commerce, consultez un notaire, un avocat ou un expert-comptable.

Les règles relatives au fonds de commerce, à sa valorisation et à sa fiscalité dépendent de la situation de chaque entreprise et des textes en vigueur, susceptibles d’évoluer. Dernière mise à jour : juin 2026.

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