Les journalistes qui osent portrait d'un journalisme de santé publique rare précaire — et indispensable

Journalisme et santé : comment l’information sur le sport et la santé se déforme

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 6 mars 2026

Investigation · Médias et santé · Communiqués, titres, réseaux sociaux · Ce que disent les études

Une étude sur le sport ou la santé ne parvient presque jamais directement au public : elle passe par un communiqué, un journaliste, un titre, un partage sur un réseau social. À chaque étape, l’information peut s’enrichir, ou se déformer. Des chercheurs ont mesuré ces déformations, regardé quels sujets de santé les médias traitent et lesquels ils négligent, et testé ce qui aide les journalistes à mieux rendre compte de la science. Voici ce qu’ils ont trouvé, et ce que cela dit de l’information sur l’activité physique.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. L’« analyse » de plusieurs milliers d’articles de presse française et son pourcentage, les noms de journalistes, de médias et d’enquêtes, et les « entretiens » cités sans source lisible ne sont pas repris. Aucune personne n’est nommée, hors les auteurs des études.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en France, en licence de marque. Ce site publie des articles sur la santé et l’activité physique ; nous sommes donc nous-mêmes concernés par ce que décrit cet article. Il ne juge aucun média ni aucun journaliste en particulier.

1. De l’étude au lecteur : une chaîne d’intermédiaires

Une étude publiée dans une revue scientifique est d’abord lue par d’autres chercheurs. Pour atteindre le grand public, elle passe le plus souvent par un communiqué de presse de l’université, de l’hôpital ou du financeur, puis par un article de presse, puis par un titre, et de plus en plus par un partage sur les réseaux sociaux.

Chaque intermédiaire résume, choisit un angle, met en avant un résultat. C’est indispensable : peu de lecteurs ont le temps de lire une étude entière. Mais c’est aussi là que peuvent se glisser des exagérations, des oublis, ou des confusions entre une association et une cause.

2. L’exagération commence souvent avant la presse

Une étude publiée en 2014 dans le BMJ a comparé 462 communiqués de presse de vingt grandes universités britanniques, publiés en 2011, avec les articles scientifiques correspondants et 668 articles de presse (Sumner et coll., 2014).

Quarante pour cent des communiqués contenaient un conseil exagéré par rapport à l’étude, 33 % une affirmation causale exagérée, et 36 % une extrapolation exagérée de l’animal à l’humain. Quand le communiqué exagérait, la presse reprenait le plus souvent l’exagération : 58 % des articles pour le conseil, 81 % pour l’affirmation causale et 86 % pour l’extrapolation de l’animal à l’humain. Quand il n’exagérait pas, elle le faisait beaucoup moins : 17 %, 18 % et 10 % des articles. Les auteurs notaient aussi que l’exagération n’augmentait guère la reprise par la presse : exagérer ne rapportait pas plus d’articles.

Leur conclusion : améliorer l’exactitude des communiqués universitaires est une occasion majeure de réduire les informations de santé trompeuses.

3. Des communiqués avant même la publication

Une étude publiée en 2023 a recensé les essais de médicaments publiés de 2015 à 2019 dans trois grandes revues médicales (Purohit et coll., 2023). Sur 988 essais, 172, soit 17 %, avaient fait l’objet d’un communiqué de presse au moins trois mois avant leur publication dans la revue, en médiane près de huit mois avant.

Le facteur le plus fortement associé à ces communiqués anticipés était le financement par un laboratoire pharmaceutique. Environ 85 % des essais concernés avaient un résultat principal positif, et 81 % des communiqués un titre positif. Le public peut ainsi entendre parler d’un résultat bien avant que les spécialistes ne puissent l’examiner en détail. Les essais annoncés ainsi à l’avance étaient ensuite plus cités que les autres, sans être davantage relayés en ligne. Les auteurs relèvent les avantages possibles de ces annonces, comme la diffusion des connaissances ou les obligations réglementaires, mais aussi leurs risques : une présentation sélective et un « spin » positif.

4. Qui finance l’étude ?

Le financement est l’une des informations les plus souvent absentes des articles. Il compte pourtant. Une revue Cochrane publiée en 2017 a rassemblé 75 travaux comparant les études de médicaments et de dispositifs médicaux financées par l’industrie à celles financées autrement (Lundh et coll., 2017). Les études financées par l’industrie avaient plus souvent des résultats d’efficacité favorables au produit du financeur (risque relatif de 1,27, sur 25 travaux) et plus souvent des conclusions favorables (risque relatif de 1,34, sur 29 travaux). Leurs conclusions concordaient aussi moins souvent avec leurs propres résultats. Les auteurs n’ont pas trouvé de différence de risque de biais sur la répartition des groupes, le suivi ou le choix des résultats publiés, et concluent à l’existence d’un biais lié à l’industrie que les évaluations habituelles du risque de biais n’expliquent pas.

Cela ne signifie pas qu’une étude financée par un fabricant est fausse. Mais c’est une information utile au lecteur, au même titre que la taille de l’échantillon ou le type d’étude. Le sport et la nutrition sportive sont concernés eux aussi, quand une étude porte sur un complément, un appareil ou un programme commercial et qu’elle est financée par celui qui le vend.

5. Des articles qui oublient l’essentiel

Une étude publiée en 2024 a examiné cinquante essais randomisés parus dans de grandes revues médicales et les articles de presse en ligne qui les présentaient (Heston, 2024). Les conflits d’intérêts n’étaient mentionnés que dans 20 % des articles, les limites de l’étude dans 28 %, et les résultats statistiques dans 38 %.

Ces taux étaient bien en dessous du niveau attendu. L’auteur propose un format structuré pour présenter les études, et une collaboration entre journalistes, rédactions et chercheurs pour établir de bonnes pratiques.

6. Corrélation ou causalité : le langage trop fort

Beaucoup d’études de santé observent une association, sans pouvoir prouver une cause. Une revue systématique publiée en 2018 a examiné les articles de recherche les plus partagés sur les réseaux sociaux en 2015 et les articles de presse qui les présentaient (Haber et coll., 2018).

Les relecteurs jugeaient que 34 % des études et 48 % des articles de presse employaient un langage trop fort pour la solidité de leurs preuves. Soixante-dix pour cent des études avaient une solidité d’inférence causale faible ou très faible. Et 58 % des articles de presse rapportaient de façon inexacte la question, les résultats, l’intervention ou la population de l’étude.

Pour l’activité physique, le piège est fréquent : les études qui montrent que les personnes actives vivent plus longtemps sont souvent des études d’observation. Elles sont précieuses, mais elles ne prouvent pas à elles seules que l’activité est la cause.

7. Quand les auteurs eux-mêmes enjolivent

L’exagération ne vient pas toujours des journalistes. Une étude publiée en 2010 a examiné 72 essais dont le résultat principal n’était pas significatif (Boutron et coll., 2010). Elle y cherchait le « spin », les façons de présenter un traitement comme bénéfique malgré ce résultat.

Ce biais apparaissait dans le titre de 18 % des articles, dans les conclusions du résumé de 58,3 %, et dans au moins deux sections du texte de plus de 40 %. Un journaliste qui se fie au résumé peut donc reprendre, de bonne foi, une interprétation plus favorable que les résultats.

8. Une « épidémie » qui n’en est pas une

Les récits médiatiques peuvent aussi installer une idée fausse. Un article publié en 2026 s’est intéressé à l’expression d’« épidémie » de ruptures du ligament croisé antérieur dans le football féminin de haut niveau, souvent reprise dans les médias (Okholm Kryger et coll., 2026).

Ses auteurs ont rassemblé les données de surveillance des blessures de dix études sur vingt-cinq ans, dans les meilleurs championnats de six pays et dans les compétitions européennes. Les taux de rupture étaient bas et stables, avec moins d’une rupture par équipe et par saison dans presque toutes les études ; certains des taux les plus bas venaient même des saisons les plus récentes. Les auteurs appellent à un discours fondé sur les preuves, non sensationnaliste.

9. Des termes mal définis

L’information souffre aussi de mots flous. Une étude publiée en 2024 a analysé 298 articles de presse australiens qui parlaient d’aliments « ultra-transformés », publiés de 2009 à 2023 (Russell et coll., 2024). Le nombre d’articles avait fortement augmenté entre 2017-2019 et 2021-2023.

Mais la notion était mal expliquée ou mal définie dans 32 % des articles, et souvent confondue avec d’autres expressions : aliments « très transformés », « malbouffe », « aliments malsains », « aliments emballés ». Les auteurs soulignent l’importance de mieux connaître ces notions pour qu’elles soient transmises de façon exacte. L’activité physique a aussi ses confusions : Santé publique France rappelle par exemple que la sédentarité, le temps passé assis ou allongé hors du sommeil, est distincte du manque d’activité physique, et que les deux sont des facteurs de risque qui peuvent se cumuler.

10. Les maladies chroniques, parent pauvre de l’actualité

Les médias ne choisissent pas leurs sujets en fonction du poids des maladies. Une étude publiée en 2026 a analysé, au Malawi, les titres et une sélection d’articles de deux journaux de 2015 à 2023 (Hamunakwadi et Smith, 2026). Elle comparait l’attention portée à dix maladies chroniques et à quatre maladies infectieuses.

De 2015 à 2019, le VIH, la tuberculose et le paludisme dominaient largement les maladies chroniques. Pendant la pandémie, la COVID-19 a pris le dessus, et la santé mentale a gagné en visibilité. L’attention médiatique ne suivait pas de façon régulière le poids des maladies. Et les articles présentaient le plus souvent des acteurs non gouvernementaux comme responsables de la lutte contre les maladies chroniques, plutôt que les pouvoirs publics.

Cette étude porte sur un seul pays. Elle illustre néanmoins un risque général : la prévention des maladies chroniques, dont fait partie l’activité physique, peine à rivaliser avec l’actualité des épidémies et des urgences.

11. Les réseaux sociaux, accélérateurs de désinformation

Une revue systématique publiée en 2021 a réuni 69 études sur la désinformation de santé sur les réseaux sociaux (Suarez-Lledo et Alvarez-Galvez, 2021). Les sujets les plus étudiés étaient les vaccins, les médicaments et le tabac, les maladies non transmissibles, les pandémies, les troubles alimentaires et les traitements médicaux.

La part de messages trompeurs variait beaucoup selon le sujet. Elle était décrite comme modérée pour les régimes et les arguments favorables aux troubles alimentaires, autour de 36 % dans les études concernées. Le sport et la nutrition sportive, où circulent beaucoup de promesses de transformation rapide, ne sont pas épargnés.

12. L’activité physique, sujet oublié des études sur la désinformation

Paradoxalement, l’activité physique a longtemps été laissée de côté par les recherches sur la désinformation, alors qu’elle est très recherchée et discutée en ligne. Une revue systématique publiée en 2025 a rassemblé 33 études sur la désinformation en matière d’activité physique sur les réseaux sociaux, publiées de 2016 à 2025 (Thomas et coll., 2025).

Près de la moitié portaient sur la rééducation et les exercices thérapeutiques ; les autres sur l’activité physique en général, l’exercice avec une maladie, la santé des femmes, la perte de poids, ou encore un supposé exercice « qui booste l’immunité ». La plateforme de vidéos la plus étudiée l’était dans 39 % des études. La grande majorité des études analysaient des contenus en ligne existants ; peu mesuraient comment la désinformation se diffusait vraiment.

13. Des vidéos très vues, mais pas toujours fiables

Une étude publiée en 2026 a évalué 157 courtes vidéos sur les élongations et déchirures musculaires publiées sur deux plateformes de vidéos courtes, avec des grilles de qualité dont une version de l’outil DISCERN (Du et coll., 2026). Les vidéos produites par des institutions professionnelles et celles à visée de vulgarisation scientifique obtenaient les meilleures notes.

Les vidéos sur le traitement représentaient 82,8 % de l’ensemble, mais leur qualité était surtout faible à moyenne, et celles qui expliquaient les causes de la blessure ne représentaient que 2,5 %. Surtout, l’engagement des utilisateurs, les « j’aime » et les partages, n’était pas lié à la qualité du contenu : une vidéo très populaire n’est pas, pour autant, une vidéo fiable.

14. Nutrition sportive : des promesses qui dépassent les preuves

La nutrition du sport est un terrain particulièrement exposé. Une revue publiée en 2026 a examiné quatre affirmations très répandues sur les réseaux sociaux à propos de l’alimentation des sportives autour de l’effort, comme la nocivité supposée de l’entraînement à jeun pour toutes les femmes ou l’importance d’un moment précis pour prendre des protéines (Matkin-Hussey et coll., 2026). Ses auteurs concluent que beaucoup de ces affirmations manquent d’appui scientifique solide.

Une autre étude publiée en 2026 a examiné 18 compléments à base de nitrate ou de betterave vendus en Europe (Estevan Navarro et coll., 2026). La plupart affichaient des allégations de performance ou de santé alors qu’aucune allégation de santé n’est autorisée pour ces produits dans l’Union ; 55,6 % s’appuyaient sur des célébrités ou des influenceurs, et aucun sur une validation scientifique extérieure.

Une méta-analyse publiée en 2026 a par ailleurs relevé une association faible mais régulière entre l’usage des réseaux sociaux et les tendances à l’orthorexie, l’obsession de manger « sain » (Nakhl et coll., 2026). Les études étaient toutes transversales et la certitude des preuves très faible : on ne sait pas dans quel sens va le lien, mais le type de contenus consultés comptait davantage que la plateforme ou la durée d’usage.

15. La qualification et l’exactitude font la confiance

Pourquoi croit-on une information ? Une expérience publiée en 2026 a montré à 1 016 jeunes adultes de quatre pays des vidéos sur la nutrition, en faisant varier la qualification annoncée de l’auteur et l’exactitude du message (Fox et coll., 2026). La confiance était plus forte quand l’auteur se présentait comme qualifié, et aussi quand le message était exact.

Les auteurs encouragent les professionnels qualifiés à afficher leurs qualifications, à soigner l’exactitude de ce qu’ils publient, et à corriger les contenus inexacts publiés par d’autres.

16. Former les journalistes : une vidéo qui change les titres

La bonne nouvelle, c’est que la qualité peut s’améliorer, et vite. Une expérience publiée en 2026 a testé, auprès de 260 journalistes allemands, une courte vidéo de formation qui présentait les points de vigilance d’un bon compte rendu scientifique : le financement, l’échantillon, les statistiques, les affirmations causales et les graphiques (Berger et coll., 2026).

Les journalistes qui avaient vu la vidéo rédigeaient un titre correct pour 64 % des articles tirés d’études, contre 36 % dans le groupe témoin, soit 28 points de plus. Ils devenaient aussi plus critiques envers les articles existants, en repérant davantage d’erreurs possibles. Une analyse exploratoire de 268 articles réels suggérait moins d’erreurs factuelles chez les journalistes formés.

Les auteurs y voient une stratégie simple et peu coûteuse, que les rédactions et les formations pourraient généraliser.

17. Les communicants de santé publique face aux obstacles

Une étude qualitative publiée en 2025 a interrogé 36 communicants de santé publique aux États-Unis : responsables de santé publique, journalistes, experts et militants associatifs (Gollust et coll., 2025). Elle portait sur la manière de parler des inégalités de santé dans un environnement d’information difficile.

Ils utilisaient des données et des récits, sans y voir une solution miracle. Ils redoutaient les réactions de rejet du public, l’incompréhension de certains termes et la fragmentation des médias. Les journalistes signalaient en plus des obstacles propres à leurs rédactions et la difficulté de trouver des sources variées. Tous s’appuyaient surtout sur leurs collègues, et rarement sur des ressources issues de la recherche.

18. Comment le lecteur peut s’y retrouver

Le lecteur n’est pas sans outils. Des chercheurs ont mis au point en 1999 un instrument, DISCERN, pour aider les patients et les rédacteurs à juger la qualité d’une information écrite sur les choix de traitement (Charnock et coll., 1999). Il compte quinze questions et une note globale, et s’est montré fiable, surtout avec un peu d’entraînement.

Sans reprendre ses quinze questions, on peut en retenir l’esprit. L’article dit-il d’où viennent ses informations ? S’agit-il d’une étude sur l’humain, sur l’animal, ou sur des cellules ? D’une observation ou d’un essai ? Qui l’a financée ? Quelles sont ses limites ? Le titre promet-il plus que l’étude ?

19. Ce que cela change pour l’activité physique

L’activité physique est un sujet où l’information solide existe, et où elle est souvent mal relayée. Les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020 en donnent un exemple (Bull et coll., 2020) : 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine pour les adultes, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine ; et pour les jeunes, en moyenne 60 minutes par jour.

Ces repères reposent sur de nombreuses revues d’études. Ils rappellent aussi que toute activité compte, même modeste. Un message simple, exact et répété fait sans doute plus pour la santé publique qu’une suite d’« études choc » contradictoires.

20. Ce que nous en retenons pour nous-mêmes

Ce site publie lui-même des articles sur la santé et le sport. Les études citées ici expliquent les règles que nous nous sommes données, décrites dans notre charte éditoriale : remonter à l’étude elle-même, dire quand nous n’en avons lu que le résumé, employer un verbe qui correspond à la solidité des preuves, signaler le type d’étude et son financement quand il est connu, et retirer tout chiffre que nous n’avons pas pu lire.

Nous ne prétendons pas y parvenir toujours. Nos articles publiés sont relus, et les chiffres sans source en sont retirés.

21. Ce que l’on peut retenir

Entre une étude et son lecteur, l’information passe par plusieurs mains. Les études montrent que l’exagération commence souvent dans les communiqués, que les articles oublient fréquemment les limites et les conflits d’intérêts, que le langage causal est souvent trop fort, et que les termes flous et les récits sensationnels peuvent installer des idées fausses.

Elles montrent aussi que la qualité peut progresser : une courte formation améliore nettement la justesse des titres, et les lecteurs font davantage confiance à une information exacte. Les maladies chroniques et leur prévention, enfin, peinent à rivaliser avec l’urgence dans l’agenda des médias. Pour l’activité physique, la meilleure information est souvent la plus simple : des repères solides, expliqués et répétés.

FAQ — Les médias et l’information de santé

Les médias exagèrent-ils les études de santé ?
Souvent, mais l’exagération commence fréquemment avant eux : dans une étude britannique, 40 % des communiqués universitaires contenaient un conseil exagéré, et la presse reprenait le plus souvent ces exagérations (Sumner et coll., 2014).
Que manque-t-il le plus souvent dans un article sur une étude ?
Les conflits d’intérêts, mentionnés dans 20 % des articles examinés, les limites de l’étude dans 28 %, et les résultats statistiques dans 38 % (Heston, 2024).
Pourquoi faut-il se méfier des titres « le sport fait ceci » ?
Parce que beaucoup d’études sur l’activité physique sont des études d’observation, qui montrent une association sans prouver une cause ; dans une revue, 48 % des articles de presse employaient un langage trop fort pour la solidité des preuves (Haber et coll., 2018).
Peut-on améliorer la qualité des articles scientifiques dans la presse ?
Oui : une courte vidéo de formation a fait passer de 36 % à 64 % la part de titres corrects rédigés par des journalistes allemands à partir d’études (Berger et coll., 2026).
Y a-t-il vraiment une épidémie de ruptures du ligament croisé dans le football féminin ?
Les données de surveillance de dix études sur vingt-cinq ans ne la confirment pas : les taux sont bas et stables, avec moins d’une rupture par équipe et par saison dans presque toutes les études (Okholm Kryger et coll., 2026).
Comment juger soi-même un article de santé ?
En vérifiant d’où viennent les informations, s’il s’agit d’une étude sur l’humain, d’une observation ou d’un essai, qui l’a financée, quelles sont ses limites, et si le titre promet plus que l’étude : c’est l’esprit de l’outil DISCERN (Charnock et coll., 1999).

Sources

  • Sumner P et coll. The association between exaggeration in health related science news and academic press releases: retrospective observational study. BMJ, 2014 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.g7015
  • Purohit U et coll. Press Releases of Drug-Related Randomized Trial Results Prior to Publication in High-Impact Journals: an Observational Study. Journal of General Internal Medicine, 2023 (résumé). doi.org/10.1007/s11606-023-08313-1
  • Lundh A, Lexchin J, Mintzes B, Schroll JB, Bero L. Industry sponsorship and research outcome. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2017 (résumé). doi.org/10.1002/14651858.MR000033.pub3
  • Heston TF. Critical Gaps in Medical Research Reporting by Online News Media. Cureus, 2024 (résumé). doi.org/10.7759/cureus.57457
  • Haber N et coll. Causal language and strength of inference in academic and media articles shared in social media (CLAIMS): A systematic review. PLOS One, 2018 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0196346
  • Boutron I, Dutton S, Ravaud P, Altman DG. Reporting and interpretation of randomized controlled trials with statistically nonsignificant results for primary outcomes. JAMA, 2010 (résumé). doi.org/10.1001/jama.2010.651
  • Okholm Kryger K et coll. ‘ACL epidemic in women’s football’: the epidemiological evidence does not support the narrative. BMJ Open Sport & Exercise Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.1136/bmjsem-2026-003416
  • Russell C et coll. The use of food processing terminology in Australian news media: a content analysis. Public Health Nutrition, 2024 (résumé). doi.org/10.1017/s1368980024000685
  • Hamunakwadi DL, Smith SL. The news media and the agenda for noncommunicable diseases before and during the COVID-19 pandemic: Losing the competition for coverage and framing responsibility for action in Malawi. PLOS One, 2026 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0341285
  • Suarez-Lledo V, Alvarez-Galvez J. Prevalence of Health Misinformation on Social Media: Systematic Review. Journal of Medical Internet Research, 2021 (résumé). doi.org/10.2196/17187
  • Thomas DD et coll. Physical Activity Misinformation on Social Media: Systematic Review. JMIR Infodemiology, 2025 (résumé). doi.org/10.2196/62760
  • Du W et coll. The quality and reliability of short videos about muscle strain on Bilibili and TikTok: Cross-sectional study. Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.1097/md.0000000000051099
  • Matkin-Hussey P, Black AD, Black K. Misled or misfed: nutrition claims targeting active females on social media, is there research evidence to support them?. Proceedings of the Nutrition Society, 2026 (résumé). doi.org/10.1017/s0029665126103085
  • Estevan Navarro P et coll. From labels to influencers: evaluating the alignment of nitrate and beetroot juice claims on sports supplement marketing with scientific consensus. Frontiers in Nutrition, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fnut.2026.1886906
  • Nakhl AM et coll. The association between orthorexia nervosa and social media use: A systematic review and meta-analysis. PLOS Mental Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pmen.0000758
  • Fox G et coll. Examining the spread of nutrition-based misinformation by TikTok influencers: an experimental analysis of trust among young adults. Journal of Health, Population and Nutrition, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s41043-026-01321-x
  • Berger LM, Kerkhof A, Noske N. Improving science literacy in the newsroom: Experimental evidence. PNAS Nexus, 2026 (résumé). doi.org/10.1093/pnasnexus/pgag099
  • Gollust SE et coll. Strategies for and Barriers to Communicating About Health Equity in Challenging Times: Qualitative Interviews With Public Health Communicators. The Milbank Quarterly, 2025 (résumé). doi.org/10.1111/1468-0009.70022
  • Charnock D, Shepperd S, Needham G, Gann R. DISCERN: an instrument for judging the quality of written consumer health information on treatment choices. Journal of Epidemiology and Community Health, 1999 (résumé). doi.org/10.1136/jech.53.2.105
  • Santé publique France Activité physique, sédentarité et alimentation : résultats des Baromètres de Santé publique France. dossier « Nutrition et activité physique » mis à jour le 17 décembre 2025, lu le 29 octobre 2026. santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/activite-physique-sedentarite-et-alimentation-resultats-des-barometres-de-sante-publique-france
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; la page de Santé publique France et les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

Vous envisagez d’ouvrir une salle de sport sous la marque Magicfit, en licence de marque ?

Recevoir le dossier de présentation →

Réseau Magicfit · Journalisme Local
Ouvrir un club Magicfit en licence de marque

10 clubs en France · Une zone exclusive · Aucune redevance en pourcentage du chiffre d’affaires.

Ouvrir un club Magicfit en licence de marque

Partager cet article

Rédigé par

L'équipe Magicfit

Nos coachs diplômés d'État partagent leur expertise pour vous accompagner vers vos objectifs fitness. Nutrition, entraînement, lifestyle : découvrez tous nos conseils !

Prêt à passer à l'action ?

Rejoignez Magicfit et bénéficiez d'un accompagnement personnalisé avec nos coachs diplômés d'État.

Trouver un club

10 clubs Magicfit en France

Me géolocaliser

Trouver les clubs les plus proches

Voir tous les clubs

Liste complète avec carte interactive

ou rechercher

Géolocalisation impossible

Veuillez autoriser l'accès à votre position ou utilisez la recherche par ville.

3 clubs trouvés près de vous