Crédit Bail Définition

Le crédit-bail : définition, fonctionnement et intérêt pour une salle de sport

✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 20 min · 📅 Publié le 21 janvier 2025

Franchise · Financement

Le crédit-bail permet d’équiper une salle de sport sans immobiliser sa trésorerie : on loue le matériel, avec la possibilité de l’acheter en fin de contrat. Pour un parc de machines coûteux, c’est souvent un levier de financement décisif.

Article signé Frédéric Legrand, Direction du développement franchise, réseau MagicFit · Temps de lecture : 13 minutes · Cluster : Franchise · Mise à jour : juin 2026

Équiper une salle de sport coûte cher : tapis, vélos, rameurs, machines guidées, charges libres représentent un investissement lourd, souvent le poste matériel le plus important du projet. Faut-il tout acheter comptant, au risque d’épuiser sa trésorerie dès le départ ? Le crédit-bail propose une alternative.

Le crédit-bail — souvent appelé leasing — est un mécanisme financier qui permet de louer un bien plutôt que de l’acheter, avec une option d’achat à la fin du contrat. Très utilisé pour les véhicules, le matériel industriel ou informatique, il s’applique aussi parfaitement aux équipements d’une salle de sport.

Cet article explique en détail ce qu’est le crédit-bail, comment il fonctionne étape par étape, ses avantages et ses inconvénients, sa fiscalité, et la façon dont il s’applique concrètement à l’équipement d’une salle. Pour la comparaison détaillée avec l’achat et la LOA, voir notre article dédié au leasing.

Transparence : MagicFit développe un réseau de franchise de salles de sport et accompagne ses franchisés sur le financement de leur projet. Le contenu a une portée pédagogique et générale ; il ne remplace pas le conseil d’un expert-comptable.

1. Qu’est-ce que le crédit-bail ?

Le crédit-bail, souvent désigné par le terme anglais leasing, est un mécanisme financier qui permet à une entreprise de louer un bien plutôt que de l’acheter. C’est une solution intermédiaire entre l’achat comptant et l’emprunt classique.

Le contrat lie deux parties : le locataire (l’entreprise qui souhaite utiliser le bien) et le bailleur (généralement une institution financière ou une société spécialisée dans le crédit-bail). Le bailleur achète le bien et le loue à l’entreprise, qui verse des loyers en contrepartie de son utilisation.

Ce qui distingue le crédit-bail d’une simple location, c’est l’option d’achat : à la fin du contrat, l’entreprise peut acquérir le bien à un prix défini d’avance, généralement faible (la « valeur résiduelle »). C’est cette promesse d’acquisition possible qui fait du crédit-bail un mode de financement, et pas seulement une location.

Ce système est prisé dans de nombreux secteurs — automobile, industrie, informatique, immobilier — car il offre des solutions souples, adaptées aux besoins de chaque entreprise. Pour une salle de sport, il répond à un enjeu précis : équiper le plateau sans assumer d’emblée tout le coût d’achat.

Il est utile de bien situer le crédit-bail par rapport à ses cousins financiers<\/span>. Il se distingue de la location simple par l’option d’achat, de l’emprunt par le fait que le bien reste propriété du bailleur jusqu’à la levée d’option, et de la location longue durée par cette même possibilité d’acquisition. Cette position intermédiaire, à mi-chemin entre louer et posséder, explique sa souplesse et son succès auprès des entreprises.

Sur le plan juridique, le bien financé en crédit-bail n’apparaît pas à l’actif<\/span> de l’entreprise tant que l’option n’est pas levée, puisqu’elle n’en est pas propriétaire. Cette caractéristique a des conséquences comptables : le bien ne figure pas au bilan de la même manière qu’un achat, et les engagements pris se mentionnent en annexe. Un point technique qu’il vaut mieux comprendre avec son expert-comptable pour en mesurer toutes les implications.

2. Comment fonctionne un contrat de crédit-bail

Le crédit-bail se déroule en plusieurs étapes claires, de la sélection du bien jusqu’au choix final en fin de contrat. En comprendre le déroulé aide à bien l’utiliser.

La première étape est le choix du bien. L’entreprise identifie l’équipement dont elle a besoin — pour une salle de sport, un parc de machines cardio, des appareils de musculation, du matériel spécifique. Elle sélectionne le bien comme si elle l’achetait, en fonction de ses besoins opérationnels.

Vient ensuite la signature du contrat avec la société de crédit-bail. Ce contrat définit plusieurs éléments clés : la durée (généralement de 24 à 60 mois, en phase avec la durée d’utilisation prévue), le montant des loyers (calculés selon la valeur du bien, la durée et les taux), les conditions de maintenance, et le prix de l’option d’achat finale.

Pendant toute la durée, l’entreprise verse des loyers, généralement mensuels, dès la livraison du bien. Ces loyers s’enregistrent comme des charges d’exploitation — un point important pour la fiscalité, sur lequel nous reviendrons. L’entreprise utilise le bien librement, comme s’il lui appartenait.

À l’échéance, trois choix s’offrent à l’entreprise : rendre le bien (utile s’il est devenu obsolète), poursuivre la location à un tarif réduit, ou lever l’option d’achat pour devenir propriétaire à un prix souvent inférieur à la valeur de marché. Cette flexibilité de sortie est l’un des attraits du dispositif.

Le calcul des loyers<\/span> mérite qu’on s’y attarde. Il dépend de la valeur du bien, de la durée du contrat, du taux appliqué par l’organisme et de la valeur résiduelle fixée pour l’option d’achat. Plus la valeur résiduelle est élevée, plus les loyers sont allégés — mais plus le rachat final coûtera cher. Comprendre cet équilibre permet de négocier un contrat adapté à sa stratégie : privilégier des loyers bas ou un rachat avantageux.

Il faut aussi anticiper les frais annexes<\/span> qui peuvent s’ajouter aux loyers : frais de dossier, assurances, éventuels coûts de maintenance selon les contrats. Ces éléments, parfois discrets dans la présentation commerciale, pèsent sur le coût réel du financement. Les passer en revue avant de signer, et les comparer d’un organisme à l’autre, évite les mauvaises surprises et permet d’apprécier la véritable compétitivité d’une offre.

3. Les avantages du crédit-bail

Si le crédit-bail séduit tant d’entreprises, c’est qu’il présente des atouts concrets, particulièrement pertinents pour un projet capitalistique comme une salle de sport.

Le premier est la préservation de la trésorerie. Plutôt que de débourser une grosse somme à l’achat, l’entreprise étale le coût en loyers. Le capital ainsi préservé reste disponible pour d’autres besoins — aménagement, communication de lancement, fonds de roulement. Au démarrage d’une salle, cette trésorerie préservée est précieuse.

Le deuxième est la flexibilité. À la fin du contrat, l’entreprise ajuste sa stratégie selon ses besoins : garder le matériel, le renouveler, l’abandonner. Dans un secteur où les équipements évoluent, cette souplesse permet de rester à jour sans être prisonnier d’un parc vieillissant.

Le troisième est l’avantage fiscal. Les loyers de crédit-bail sont généralement déductibles du résultat imposable en tant que charges d’exploitation, ce qui allège l’imposition. C’est l’une des différences notables avec l’achat financé par emprunt, où seuls les intérêts et l’amortissement sont déductibles.

Le dernier est l’accès à des équipements récents. Le crédit-bail permet de s’équiper en matériel moderne sans supporter le coût d’achat initial élevé. Pour une salle qui veut proposer des machines à la pointe sans grever son budget de départ, c’est un moyen d’offrir une qualité premium dès l’ouverture.

Un avantage souvent apprécié est la préservation de la capacité d’emprunt<\/span> bancaire. En finançant son matériel par crédit-bail plutôt que par un prêt classique, l’entreprise conserve sa capacité à emprunter pour d’autres besoins — travaux, fonds de roulement, développement. Pour un projet qui mobilise déjà un emprunt important, cette respiration financière peut s’avérer décisive.

Le crédit-bail offre aussi une prévisibilité<\/span> budgétaire appréciable. Les loyers, généralement fixes et connus d’avance, facilitent l’établissement du prévisionnel et le pilotage de la trésorerie. L’entreprise sait exactement ce qu’elle paiera chaque mois pendant toute la durée du contrat, sans surprise. Cette stabilité est particulièrement utile dans les premiers mois d’exploitation, où la maîtrise des sorties d’argent est cruciale.

4. Les inconvénients à connaître

Le crédit-bail n’est pas une solution miracle. Il présente des limites qu’il faut peser avant de s’engager, pour éviter les mauvaises surprises.

Le premier inconvénient est le coût total. Sur la durée du contrat, le cumul des loyers — plus l’option d’achat — dépasse généralement le prix d’un achat comptant. Les intérêts et frais inhérents au financement alourdissent la facture finale. C’est le prix de la souplesse et de la trésorerie préservée.

Le deuxième est l’engagement de durée. Le contrat lie l’entreprise sur une période déterminée, souvent sans possibilité de résiliation facile. Si les besoins changent ou si l’activité rencontre des difficultés, cet engagement peut devenir contraignant. Mieux vaut bien calibrer la durée dès le départ.

Le troisième concerne les restrictions contractuelles. Certains contrats encadrent strictement l’usage du bien, sa localisation ou son entretien. Ces clauses peuvent limiter la liberté opérationnelle. Les lire attentivement avant de signer évite de découvrir des contraintes en cours de route.

Le dernier porte sur la maintenance. Selon le contrat, l’entretien et les réparations peuvent incomber au locataire, générant des coûts et une gestion supplémentaires. Vérifier qui assume quoi — et négocier éventuellement un contrat de maintenance inclus — fait partie des points à clarifier.

Un point de vigilance supplémentaire concerne la non-propriété<\/span> du bien pendant toute la durée du contrat. Tant que l’option n’est pas levée, l’entreprise n’est que locataire : elle ne peut ni revendre librement le matériel, ni le modifier sans accord, ni s’en séparer avant l’échéance sans conséquences. Cette absence de propriété immédiate, contrepartie logique du dispositif, limite la liberté de disposer du bien.

Il faut enfin mesurer le risque lié à une cessation anticipée d’activité<\/span>. Si la salle devait fermer ou céder son activité avant le terme du contrat, les engagements de crédit-bail subsisteraient et pourraient peser lourd. Ce scénario, certes défavorable, doit être gardé à l’esprit : un engagement de crédit-bail est une charge ferme sur toute sa durée, qu’il faut pouvoir assumer même en cas de coup dur.

Critère Crédit-bail Achat comptant
Trésorerie de départ Préservée Fortement sollicitée
Coût total Plus élevé Plus faible
Propriété En fin de contrat (option) Immédiate
Déduction fiscale Loyers déductibles Amortissement
Flexibilité renouvellement Élevée Faible

5. La fiscalité du crédit-bail

L’un des intérêts majeurs du crédit-bail tient à son traitement fiscal et comptable, différent de celui de l’achat. Comprendre cette mécanique aide à arbitrer entre les deux options.

Le principe central est la déductibilité des loyers. Les loyers de crédit-bail sont enregistrés en charges d’exploitation et viennent, à ce titre, réduire le résultat imposable de l’entreprise. Sur la durée du contrat, cette déduction allège l’impôt — un avantage de trésorerie non négligeable.

Cette logique diffère de celle de l’achat. Quand une entreprise achète un bien, elle ne déduit pas le prix d’un coup : elle l’amortit sur plusieurs années, et seuls cet amortissement et les éventuels intérêts d’emprunt sont déductibles. Le crédit-bail offre, dans bien des cas, une déduction plus rapide via les loyers.

Au moment de la levée d’option, le traitement change : le bien rejoint l’actif de l’entreprise à sa valeur résiduelle, et s’amortit alors selon les règles classiques. Cette bascule comptable mérite d’être anticipée avec son expert-comptable pour en mesurer l’effet.

Comme toute mécanique fiscale, le crédit-bail doit s’apprécier au cas par cas. Selon la situation de l’entreprise, son résultat, sa trajectoire, l’avantage fiscal sera plus ou moins marqué. C’est précisément le rôle de l’expert-comptable d’aider à trancher entre crédit-bail, emprunt et achat comptant.

Il convient de souligner que cet avantage fiscal n’est pas un gain absolu<\/span>, mais surtout un effet de calendrier. Le crédit-bail permet souvent de déduire le coût plus rapidement que l’amortissement d’un achat, ce qui améliore la trésorerie à court terme. Mais sur l’ensemble de la durée, ce que l’on déduit correspond à ce que l’on paie : l’avantage tient au rythme de la déduction plus qu’à son montant total.

La TVA<\/span> suit également une logique propre au crédit-bail. Plutôt que d’avancer la TVA sur la totalité du prix au moment d’un achat, l’entreprise la récupère progressivement sur chaque loyer. Pour un matériel coûteux, cet étalement évite de mobiliser une trésorerie importante en TVA dès le départ. Ce détail, souvent négligé, fait partie des effets de trésorerie favorables que l’expert-comptable saura chiffrer précisément.

6. Le crédit-bail pour équiper une salle de sport

Appliqué à une salle de sport, le crédit-bail prend tout son sens : il répond au défi d’un équipement coûteux à financer au moment même où la trésorerie est la plus sollicitée.

Le matériel concerné est idéal pour ce mode de financement : machines cardio (tapis, vélos, rameurs, elliptiques), appareils de musculation guidés, équipements de cours collectifs. Ces biens, coûteux et durables, représentent souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros — un montant lourd à sortir comptant au lancement.

L’intérêt est double. D’abord, le crédit-bail permet d’ouvrir avec un plateau complet et moderne sans amputer la trésorerie nécessaire aux autres postes. Ensuite, il facilite le renouvellement régulier du parc : en fin de contrat, on peut basculer sur du matériel neuf, gage d’une expérience adhérent toujours à jour.

Le crédit-bail s’intègre dans un plan de financement global du projet, aux côtés de l’apport, de l’emprunt bancaire et des aides. Le calculateur ci-dessous aide à structurer ce financement d’ensemble — capacité d’emprunt, mensualités, apport, trajectoire de trésorerie — pour situer la place du crédit-bail dans le montage.

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Avec cette vision globale, le recours au crédit-bail devient une décision raisonnée : on sait ce qu’on finance par emprunt, ce qu’on couvre par l’apport, et ce qu’il est pertinent de prendre en location avec option d’achat. Un arbitrage à affiner avec son expert-comptable.

Le caractère renouvelable<\/span> du matériel de fitness rend le crédit-bail particulièrement pertinent dans ce secteur. Les machines s’usent, les technologies évoluent, et une salle qui veut rester attractive doit régulièrement rafraîchir son parc. Le crédit-bail, en facilitant ce renouvellement à chaque fin de contrat, évite de se retrouver avec un équipement vieillissant difficile à financer une seconde fois.

L’état des équipements a un impact direct sur la satisfaction des adhérents<\/span>. Des machines récentes, en bon état, sans pannes fréquentes, contribuent à une expérience de qualité qui fidélise. À l’inverse, un parc dégradé nuit à l’image de la salle et pousse les membres vers la concurrence. En facilitant le maintien d’un équipement à jour, le crédit-bail sert donc indirectement la rétention — un enjeu économique majeur pour toute salle.

7. Crédit-bail, emprunt ou achat : comment choisir

Le crédit-bail n’est qu’une option parmi d’autres pour financer son matériel. Le bon choix dépend de la situation : il n’y a pas de réponse universelle, mais des critères pour décider.

Le crédit-bail convient quand on veut préserver sa trésorerie, garder de la souplesse pour renouveler le matériel, et profiter de la déduction des loyers. Il est particulièrement adapté aux équipements qui se renouvellent — comme un parc de machines fitness exposé à l’usure et à l’évolution technologique.

L’emprunt bancaire permet de devenir propriétaire immédiatement tout en étalant le coût. Il est souvent moins cher que le crédit-bail sur la durée, mais il pèse sur la capacité d’endettement et suppose d’obtenir l’accord de la banque. C’est une option solide pour du matériel durable qu’on compte garder.

L’achat comptant, enfin, est le moins cher au total puisqu’il n’y a ni intérêts ni loyers, mais il mobilise immédiatement une grosse somme. Il convient quand la trésorerie est confortable et le matériel destiné à durer. Au lancement d’une salle, peu de porteurs peuvent se le permettre sur l’ensemble du parc.

En pratique, beaucoup de projets combinent ces solutions : emprunt pour les travaux, crédit-bail pour le matériel renouvelable, apport pour le reste. L’art du montage financier consiste à répartir intelligemment, ce qu’un expert-comptable et le réseau aident à optimiser.

Pour bien choisir, il est utile de distinguer le matériel selon sa durée de vie<\/span> et son rythme d’obsolescence. Les équipements qui se renouvellent vite ou qui évoluent technologiquement se prêtent bien au crédit-bail ; les biens durables, destinés à rester longtemps, peuvent justifier un achat ou un emprunt. Cette grille de lecture, appliquée poste par poste, aide à répartir intelligemment les modes de financement plutôt que d’opter pour une solution unique.

Le choix dépend aussi de la situation fiscale<\/span> et de la trajectoire de l’entreprise. Une salle qui anticipe des résultats imposables significatifs tirera davantage parti de la déductibilité rapide des loyers ; une autre, en phase de démarrage déficitaire, n’en profitera pas de la même façon. C’est pourquoi l’arbitrage entre les solutions ne se fait jamais dans l’abstrait, mais à la lumière de la situation concrète du projet, idéalement avec un expert-comptable.

8. L’appui du réseau sur le financement

Pour un porteur de projet en franchise, structurer le financement du matériel — et arbitrer entre crédit-bail, emprunt et achat — est un domaine où l’appui du réseau fait gagner du temps et de l’argent.

Le réseau apporte d’abord des partenariats. Habitué à équiper des salles, il dispose souvent de relations établies avec des fournisseurs de matériel et des organismes de financement, ce qui peut se traduire par de meilleures conditions que celles qu’un indépendant obtiendrait seul.

Il apporte aussi des repères de calibrage. Combien prévoir pour le matériel ? Qu’est-il pertinent de financer en crédit-bail plutôt qu’à l’achat ? L’expérience accumulée sur de nombreuses ouvertures permet d’orienter ces choix, là où un porteur isolé avance à tâtons.

Il offre enfin un accompagnement du montage financier global : aide à bâtir un prévisionnel crédible, à présenter le dossier aux financeurs, à répartir entre les différentes solutions. Le crédit-bail trouve alors sa juste place dans un plan d’ensemble cohérent, plutôt que d’être une décision isolée.

Au-delà des conditions négociées, le réseau aide à sécuriser le dialogue avec les financeurs<\/span>. Un dossier appuyé sur un modèle éprouvé, avec des références d’autres clubs et un prévisionnel calibré sur l’expérience du réseau, inspire davantage confiance à un organisme de crédit-bail comme à une banque. Cette crédibilité renforcée peut se traduire par un accès facilité au financement et de meilleures conditions.

L’accompagnement du réseau permet enfin d’éviter les erreurs coûteuses<\/span> propres au financement du matériel : sur-équipement, durées de contrat mal calibrées, clauses défavorables. Bénéficier du recul de ceux qui ont déjà équipé de nombreuses salles évite de reproduire des erreurs classiques. C’est l’un des apports concrets, et souvent sous-estimés, de l’intégration à un réseau pour un porteur de projet.

Le crédit-bail, un levier à bien utiliser

Le crédit-bail est une solution de financement stratégique pour qui veut s’équiper sans immobiliser son capital. En permettant d’accéder à du matériel moderne tout en préservant sa trésorerie, il favorise le démarrage et le développement d’une activité.

Pour une salle de sport, dont l’équipement représente un investissement lourd et renouvelable, c’est un levier particulièrement adapté — à condition d’en peser le coût total et de bien calibrer la durée. Il s’apprécie toujours en regard de l’emprunt et de l’achat, selon la situation du projet.

Pour un porteur de projet, l’appui d’un réseau de franchise aide à faire les bons arbitrages et à obtenir de bonnes conditions. Le crédit-bail prend alors sa juste place dans un montage financier réfléchi — celui qui permet d’ouvrir une salle bien équipée sans fragiliser ses fondations financières.

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Questions fréquentes

FAQ — Le crédit-bail

Qu'est-ce que le crédit-bail ?
C’est un mécanisme de financement par lequel une entreprise loue un bien à une société spécialisée, avec une option d’achat en fin de contrat. Souvent appelé leasing, il permet de s’équiper sans acheter comptant.
Quelle différence avec une location simple ?
L’option d’achat : à la fin du contrat, l’entreprise peut acquérir le bien à un prix défini d’avance (la valeur résiduelle). C’est ce qui fait du crédit-bail un mode de financement, et pas seulement une location.
Crédit-bail et leasing, est-ce pareil ?
Oui, les deux termes désignent le même mécanisme : une location avec option d’achat. « Leasing » est le terme anglais, « crédit-bail » le terme français et juridique. Notre article sur le leasing détaille la comparaison avec l’achat et la LOA.
Quels sont les avantages du crédit-bail ?
La préservation de la trésorerie, la flexibilité en fin de contrat, la déduction fiscale des loyers et l’accès à du matériel moderne sans gros décaissement initial. Autant d’atouts pour un projet capitalistique.
Quels sont les inconvénients ?
Un coût total généralement supérieur à l’achat, un engagement de durée parfois rigide, d’éventuelles restrictions contractuelles et, selon les contrats, la maintenance à la charge du locataire.
Le crédit-bail est-il adapté à une salle de sport ?
Oui, particulièrement pour le matériel cardio et de musculation, coûteux et renouvelable. Chez Magicfit, le crédit-bail est l’un des leviers étudiés avec les franchisés pour équiper le plateau sans épuiser la trésorerie.
Comment sont traités les loyers fiscalement ?
Les loyers de crédit-bail sont généralement déductibles du résultat imposable en tant que charges d’exploitation. Cela diffère de l’achat, où seuls l’amortissement et les intérêts d’emprunt sont déductibles.
Que se passe-t-il à la fin du contrat ?
Trois choix : rendre le bien, poursuivre la location à tarif réduit, ou lever l’option d’achat pour devenir propriétaire à un prix souvent inférieur à la valeur de marché. Cette flexibilité est l’un des attraits du dispositif.
Faut-il préférer le crédit-bail à l'emprunt ?
Ça dépend du projet : le crédit-bail préserve la trésorerie et la souplesse, l’emprunt rend propriétaire et coûte souvent moins cher. Les conseillers Magicfit aident leurs franchisés à arbitrer selon leur situation, avec l’appui d’un expert-comptable.

Sources

  1. Bpifrance Création. Le crédit-bail : financer ses équipements. Consulter
  2. Service-public.fr (Entreprendre). Le crédit-bail mobilier et immobilier. Consulter
  3. Économie.gouv.fr. Les solutions de financement des entreprises. Consulter
  4. Ordre des Experts-Comptables. Crédit-bail : traitement comptable et fiscal. Consulter
  5. Canal Franchise. Création d’entreprise en sport et fitness. Consulter
  6. Franchise Loisirs. Ouvrir une salle avec MagicFit : les étapes clés pour réussir. Consulter

Pour aller plus loin

Frédéric Legrand — Direction du développement franchise, MagicFit.

Transparence : MagicFit développe un réseau de franchise et cet article évoque naturellement l’accompagnement proposé aux franchisés. Le contenu a une portée pédagogique et générale.

Le traitement comptable et fiscal du crédit-bail dépend de votre situation ; faites-le valider par un expert-comptable avant tout engagement. Dernière mise à jour : juin 2026.

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