✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 14 min · 📅 Publié le 26 octobre 2026
Armand Duplantis : la perche, les records et ce que le saut demande
Deux titres olympiques, trois titres mondiaux en plein air, quatre en salle, et un record du monde porté à 6,31 m : ce que la perche exige, et ce qu’un pratiquant peut en retenir.
Le 12 mars 2026, à l’IFU Arena d’Uppsala, en Suède, Armand Duplantis a franchi 6,31 m. La fiche officielle de World Athletics inscrit cette marque comme record du monde du saut à la perche, et comme son record personnel. Elle recense aussi, au fil de sa carrière, vingt-deux records du monde. Peu d’athlètes ont dominé une discipline avec une telle constance : sur la même fiche, il compte deux titres olympiques, trois titres de champion du monde en plein air et quatre en salle.
Ce portrait s’en tient à ce que les sources officielles publient : ses résultats, ses titres, ses records. Il ne dit rien de sa vie privée, ne rapporte aucune parole qui ne soit pas publiée, et ne fait aucun pronostic. Il s’intéresse surtout à ce que la perche demande au corps, à ce que la science du sport en dit, et à ce qu’un pratiquant ordinaire peut en tirer pour son propre entraînement, sans jamais confondre un champion du monde et un adhérent de salle.
record du monde du saut à la perche, établi en salle à Uppsala le 12 mars 2026. World Athletics lui attribue vingt-deux records du monde en carrière.
Palmarès — l’essentiel
| Année | Compétition | Résultat |
|---|---|---|
| 2021 | Jeux olympiques de Tokyo | champion olympique, 6,02 m |
| 2022 | Championnats du monde d’Eugene | champion du monde, 6,21 m |
| 2023 | Championnats du monde de Budapest | champion du monde, 6,10 m |
| 2024 | Jeux olympiques de Paris, Stade de France | champion olympique, 6,25 m |
| 2025 | Championnats du monde de Tokyo | champion du monde, 6,30 m |
| 2022, 2024, 2025, 2026 | Championnats du monde en salle | quatre titres, dont 6,25 m à Toruń en 2026 |
| 2018, 2022, 2024, 2026 | Championnats d’Europe | quatre titres, dont 6,15 m à Birmingham en 2026 |
| 2026 | record du monde, Mondo Classic d’Uppsala, en salle | 6,31 m |
Source : fiche de l’athlète, World Athletics, lue le 21 octobre 2026.
Le parcours : de 5,30 m à 6,31 m en onze saisons
La fiche officielle de World Athletics donne sa date de naissance, le 10 novembre 1999, et la nation qu’il représente, la Suède. Elle donne surtout une progression rare par sa régularité. Sa première meilleure marque de saison enregistrée date de 2015 : 5,30 m, aux championnats du monde des moins de 18 ans de Cali, qu’il remporte. L’année suivante, il franchit 5,51 m ; en 2017, 5,90 m, aux Texas Relays d’Austin.
Le passage chez les seniors se fait sans transition. En 2018, il devient champion du monde des moins de 20 ans à Tampere, avec 5,82 m, puis champion d’Europe à Berlin, avec 6,05 m. Il n’a pas encore dix-neuf ans. En 2019, il remporte le titre universitaire américain en salle, la NCAA, à Birmingham, en Alabama, et prend l’argent aux championnats du monde de Doha, avec 5,97 m. C’est, à ce jour, la seule médaille d’argent de sa fiche aux championnats du monde en plein air.
La suite se lit dans la colonne des meilleures marques de saison. 6,18 m en 2020, en salle à Glasgow ; 6,21 m en 2022, pour son premier titre mondial à Eugene ; 6,23 m en 2023, à la finale de la Ligue de diamant d’Eugene ; 6,26 m en 2024, à Chorzów ; 6,30 m en 2025, pour son troisième titre mondial à Tokyo ; 6,31 m en 2026, à Uppsala. Chaque saison, ou presque, la meilleure marque monte d’un ou de quelques centimètres. C’est la signature d’un athlète qui ne cherche pas le coup d’éclat, mais la progression.
Cette constance se voit aussi au classement mondial. Selon sa fiche, il a occupé la première place du classement mondial du saut à la perche pendant 334 semaines, et celle du classement général masculin, toutes disciplines confondues, pendant 291 semaines. La même fiche recense cinq victoires au classement final de la Ligue de diamant et quarante-sept victoires en meeting de cette ligue.
Le chemin n’a pas été qu’une ligne droite. Sa fiche garde la trace des premières grandes compétitions : une médaille de bronze aux championnats du monde des moins de 20 ans de Bydgoszcz, en 2016, avec 5,45 m ; un titre européen des moins de 20 ans à Grosseto, en 2017, avec 5,65 m ; une septième place aux championnats du monde en salle de Birmingham, en 2018, avec 5,70 m. C’est sa seule place hors du podium dans un championnat du monde. Ces résultats rappellent qu’avant de dominer, il a appris à concourir face à plus fort que lui.
Une morphologie que la fiche officielle ne détaille pas
On lit souvent, à propos des perchistes, des tailles et des poids présentés comme décisifs. La fiche de World Athletics ne publie ni sa taille ni son poids : nous ne les donnons donc pas. Ce que la biomécanique documente, en revanche, c’est le rôle de la vitesse apportée au moment du planter, puis de la façon dont cette vitesse est transmise à la perche et rendue par elle : nous y venons plus bas.
Un détail de sa fiche illustre ce rôle de la vitesse : World Athletics y enregistre un record personnel de 10,37 s sur 100 m, réalisé au Letzigrund de Zurich le 4 septembre 2024. Un perchiste n’est pas un sprinteur, mais sa course d’élan se fait une perche dans les mains, et sa vitesse compte.
La qualité phare : transformer la vitesse en hauteur
Le saut à la perche est une épreuve mécaniquement complexe. Une étude publiée en 2026 dans Scientific Reports le résume ainsi : l’énergie cinétique produite pendant la course d’élan est convertie en énergie potentielle grâce à l’interaction entre l’athlète et la perche. Le saut se découpe en phases successives : la course d’élan, le planter et l’impulsion, la flexion puis le redressement de la perche, et le franchissement de la barre.
La même étude rappelle que la vitesse de la course d’élan, en particulier dans les derniers mètres, est identifiée comme un déterminant majeur de la performance : une vitesse horizontale plus élevée à l’impulsion augmente directement la hauteur qu’on peut atteindre au franchissement. C’est la clé de lecture de tout saut à la perche. Plus on arrive vite, plus on a d’énergie à transformer ; encore faut-il savoir la transformer.
La perche n’est pas un simple levier. En se courbant, elle stocke une partie de l’énergie, puis la rend en se redressant ; les auteurs de l’étude évoquent cette énergie élastique et le rôle de la coordination neuromusculaire à l’impulsion, qui permet de mieux transmettre l’énergie à la perche. Le saut ne s’arrête pas à l’impulsion : restent la flexion et le redressement de la perche, puis le franchissement de la barre. La performance naît de l’enchaînement de ces phases.
Comment on développe cette qualité
L’étude de 2026 a suivi onze perchistes de compétition pendant une séance de préparation : quatre sauts, à 20 cm sous leur record personnel, avec trois minutes et demie à quatre minutes de récupération entre chaque essai. Leur vitesse d’élan sur les cinq derniers mètres ne s’est pas dégradée d’un saut à l’autre, alors que la difficulté ressentie augmentait au quatrième essai. Les auteurs y voient la capacité de ces athlètes à maintenir un élan de qualité sous une charge qui monte, et notent de grandes différences de stratégie d’un athlète à l’autre.
Pour un pratiquant, l’enseignement est indirect mais réel : la vitesse se travaille, et elle se travaille fraîche. Une méta-analyse publiée en 2026 dans Frontiers in Physiology, qui portait sur quatorze essais chez 415 athlètes masculins de 9 à 27 ans, compare l’entraînement sur une jambe et sur deux jambes. L’entraînement unilatéral n’y améliore pas les sprints de 10, 20 ou 30 m de façon significative, et n’apporte de petits bénéfices que sur les 5 premiers mètres et sur certains changements de direction, avec un niveau de preuve faible à modéré. Autrement dit, il n’existe pas d’exercice miracle : la vitesse se construit par un ensemble de qualités, et par la régularité.
Le calculateur ci-dessous illustre la physique de base du saut. À partir d’une vitesse que vous saisissez, il calcule de combien un corps pourrait s’élever si toute son énergie de course était convertie en hauteur, sans perte ni apport. C’est un modèle d’école, pas une prédiction : il montre pourquoi chaque mètre par seconde compte.
Pour donner un ordre d’idée, la physique élémentaire relie la vitesse et la hauteur par une formule simple : la hauteur gagnée égale le carré de la vitesse divisé par deux fois l’accélération de la pesanteur. À 8 m/s, cela fait 3,26 m ; à 9 m/s, 4,13 m ; à 10 m/s, 5,10 m. Un seul mètre par seconde de plus ajoute près d’un mètre de hauteur théorique. On comprend pourquoi les derniers mètres de l’élan comptent autant, et pourquoi la vitesse se travaille autant chez les perchistes.
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De la vitesse à la hauteur
La physique de base du saut à la perche, avec votre vitesse
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Ce modèle laisse de côté tout ce qui fait la difficulté réelle du saut : la hauteur de départ du centre de gravité, les pertes au planter, l’énergie rendue par la perche, le travail des bras et du tronc pendant la montée. Il ne dit rien non plus de ce qu’un débutant peut faire sur une perche : c’est une discipline qui s’apprend en club, sous l’encadrement d’un entraîneur, avec un matériel et un sautoir adaptés.
Le contexte : une discipline qui se mesure au centimètre
Le saut à la perche a ceci de particulier qu’on peut y battre un record d’un seul centimètre, et recommencer. La fiche officielle montre comment cette mécanique s’est traduite dans sa carrière : un record du monde qui passe, au fil des saisons, de marque en marque, jusqu’aux 6,31 m d’Uppsala. Vingt-deux records du monde en carrière, selon World Athletics, cela suppose de revenir chaque fois au sautoir avec une barre placée plus haut que tout ce qui a été franchi.
La saison 2026 en donne un exemple. Selon sa fiche, il franchit 6,31 m en salle le 12 mars, remporte neuf jours plus tard le titre mondial en salle à Toruń avec 6,25 m, puis, en plein air, les championnats d’Europe de Birmingham avec 6,15 m, plusieurs meetings de la Ligue de diamant, et le championnat Ultimate de World Athletics à Budapest, le 11 septembre, avec 6,20 m. Après Uppsala, aucune de ces victoires ne s’accompagne d’un nouveau record.
Les rendez-vous de fin de saison le montrent aussi. Selon World Athletics, il a remporté cinq finales de la Ligue de diamant : Zurich en 2021 avec 6,06 m, Zurich en 2022 avec 6,07 m, Eugene en 2023 avec 6,23 m, Bruxelles en 2024 avec 6,11 m et Zurich en 2025 avec 6,00 m. L’hiver, la salle lui réussit tout autant : quatre titres mondiaux, à Belgrade en 2022 avec 6,20 m, à Glasgow en 2024 avec 6,05 m, à Nanjing en 2025 avec 6,15 m et à Toruń en 2026 avec 6,25 m, et un titre européen en salle à Toruń en 2021, avec 6,05 m.
Ce double calendrier, la salle l’hiver puis le plein air l’été, impose de durer sur presque toute l’année. Sa fiche montre un athlète présent et vainqueur sur les deux, saison après saison. Pour un pratiquant, la leçon est moins spectaculaire mais tout aussi vraie : un entraînement qui tient sur douze mois, avec des périodes plus légères, vaut mieux qu’un effort intense qui s’arrête au bout de six semaines.
C’est un point souvent mal compris : dominer une discipline, ce n’est pas battre son record à chaque sortie. C’est gagner en sautant juste assez haut, le jour où il le faut, et garder des réserves pour les jours où les conditions s’y prêtent. Les marques de la fiche officielle, entre 6,00 m et 6,31 m sur la plupart de ses victoires récentes, disent cette gestion autant que le talent.
La préparation : ce que l’on peut dire, et ce que l’on ne sait pas
Nous n’avons trouvé aucune source officielle qui détaille son programme d’entraînement : volumes, séances de musculation, nombre de sauts par semaine. Nous ne l’inventons pas. Ce que l’on sait, c’est ce que la biomécanique et la physiologie disent des qualités qu’un perchiste de haut niveau doit développer, et ce que montre sa fiche : une capacité à enchaîner les compétitions, en salle l’hiver et en plein air l’été, saison après saison.
Sans connaître son programme, on peut nommer les qualités que demande chacune des phases décrites par la biomécanique : la vitesse pour la course d’élan, la puissance et la coordination pour l’impulsion et le travail sur la perche, la technique pour enchaîner le tout. L’étude de 2026 sur les perchistes de compétition montre aussi que la récupération entre les essais compte : la vitesse d’élan se maintient quand les sauts sont espacés de plusieurs minutes.
La récupération, au sens large, est l’autre moitié de la préparation : le sommeil, l’alimentation, la gestion des déplacements d’une compétition à l’autre. Elle ne se voit pas dans un palmarès, mais elle rend possibles les saisons longues. Pour un pratiquant, la règle est la même à son échelle : la récupération fait partie de l’entraînement.
La santé mentale fait aussi partie de la performance. Le consensus du Comité international olympique publié en 2026 dans le British Journal of Sports Medicine rappelle que les symptômes et les troubles de santé mentale sont fréquents chez les athlètes de haut niveau, qu’ils peuvent être liés au sport lui-même, et qu’ils peuvent peser sur la performance. Il recommande un repérage régulier, avec des outils validés, et des stratégies qui favorisent le bien-être autant qu’elles préviennent et traitent les troubles. Nous ne savons rien de la santé mentale d’Armand Duplantis, et ce n’est pas notre sujet : retenez que, chez tout athlète, elle se surveille comme le reste.
L’héritage : ce que sa carrière change déjà
Sans pronostiquer la suite, on peut décrire ce que la fiche officielle montre déjà. Deux titres olympiques consécutifs, en 2021 puis en 2024. Trois titres de champion du monde en plein air, en 2022, 2023 et 2025, après l’argent de 2019. Quatre titres mondiaux en salle. Quatre titres européens en plein air, de Berlin en 2018 à Birmingham en 2026, et un titre européen en salle en 2021. Des titres chez les jeunes, avant tout cela, chez les moins de 18 et les moins de 20 ans.
Son héritage tient aussi à la façon dont il a déplacé ses propres repères. Sur sa fiche, les victoires à six mètres ou plus dépassent la cinquantaine, en grands championnats et en meetings. Six mètres sont devenus, pour lui, une marque de compétition ordinaire.
Il y a enfin la longévité au sommet. 334 semaines en tête du classement mondial de sa discipline, selon World Athletics, c’est plus de six années. Rester si longtemps au premier rang demande une régularité rare. C’est peut-être la leçon la plus utile pour qui s’entraîne loin des stades : la régularité, sur des années, fait plus que n’importe quelle séance exceptionnelle.
Ce qu’on peut apprendre d’Armand Duplantis
Personne ne s’entraîne comme un recordman du monde, et ce n’est pas le but. Seuls les principes sont transposables, à votre niveau, avec votre corps et votre emploi du temps. En voici cinq.
1. La vitesse est une qualité qui se travaille
La biomécanique de la perche le montre : sans vitesse, pas de hauteur. Pour toi, la vitesse sert ailleurs : courir après un bus, jouer avec tes enfants, garder de la vivacité. Elle se travaille par des efforts courts, de bonne qualité, réalisés frais, avec de vraies pauses entre les répétitions. Si tu cours déjà, essaie d’ajouter quelques accélérations progressives en fin de footing, plutôt que de courir toujours au même rythme.
2. La progression se joue au centimètre
De 5,30 m en 2015 à 6,31 m en 2026, sa meilleure marque a monté presque chaque saison, souvent de quelques centimètres seulement. Votre progression suit la même logique : une charge un peu plus lourde, une répétition de plus, une minute de plus. Les petits gains réguliers valent mieux que les grands bonds qu’on ne tient pas.
3. La santé mentale fait partie de l’entraînement
Le Comité international olympique le rappelle : chez les athlètes de haut niveau, les troubles de santé mentale sont fréquents et peuvent peser sur la performance. Ils ne sont pas réservés à l’élite. Si l’entraînement devient une source d’angoisse, de culpabilité ou d’épuisement, parles-en : à un proche, à ton coach, à ton médecin. C’est aussi une façon de prendre soin de ta progression.
4. La reprise après une blessure se fait sous suivi médical
Un palmarès ne dit rien des blessures qu’un athlète a traversées, et nous ne savons rien des siennes. Pour un pratiquant, la règle est simple : après une blessure, la reprise se décide avec un professionnel de santé, et se fait de façon progressive. Revenir trop vite, c’est souvent revenir pour repartir.
5. Gagner n’oblige pas à se dépasser à chaque fois
La plupart de ses victoires ne sont pas des records : il gagne en sautant ce qu’il faut, le jour où il le faut. Dans votre entraînement, toutes les séances n’ont pas à être maximales. Certaines servent à entretenir, d’autres à récupérer, quelques-unes seulement à chercher la limite. Cette alternance est ce qui permet de durer.
Bibliographie & sources
- World Athletics — fiche de l’athlète Armand Duplantis : identité, records personnels, palmarès, progression, classement mondial. Consulter
- World Athletics — classement mondial du saut à la perche masculin. Consulter
- Kalkan H et coll. — Maintenance of approach velocity despite increasing internal load during repeated pole vault attempts. Scientific Reports, 2026;16:27762. DOI 10.1038/s41598-026-58645-1
- Reardon CL et coll. — Mental health in elite athletes: International Olympic Committee consensus statement (2026). British Journal of Sports Medicine, 2026;60(15):1083-1130. DOI 10.1136/bjsports-2025-111514
- Dong C et coll. — Effects of unilateral versus bilateral training on linear sprint and change-of-direction performance in athletes: a systematic review and meta-analysis. Frontiers in Physiology, 2026;17:1884017. DOI 10.3389/fphys.2026.1884017
Sources lues le 21 octobre 2026 : les pages de World Athletics en ligne, les trois études en texte intégral (Europe PMC). Aucune citation de l’athlète n’est rapportée, et rien de sa vie privée.
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Pour aller plus loin
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