✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 19 min · 📅 Publié le 13 novembre 2024
Licence de marque · Se lancer sans expérience
Ouvrir une salle de sport sans venir du fitness ni de la gestion d’entreprise : le projet paraît hors de portée, mais l’expérience n’est pas la seule condition. Ce guide détaille ce qu’une franchise apporte à un débutant, ce qu’une licence de marque ou l’indépendance supposent, et ce qui reste dans tous les cas à la charge de l’exploitant, sur des sources officielles, sans promesse.
Transparence : les clubs Magicfit sont exploités en licence de marque, un modèle qui, selon son document d’information, ne prévoit pas de formation de l’exploitant. Cet article présente la franchise et les autres voies de façon équilibrée. Il a une portée générale et ne remplace pas un conseil personnalisé.
À retenir
- La franchise peut être particulièrement adaptée aux entrepreneurs qui créent leur première entreprise ou se lancent dans une reconversion (Bpifrance Création, octobre 2026).
- La licence de marque n’implique pas nécessairement de savoir-faire ni d’accompagnement continu ; elle peut convenir à qui maîtrise déjà son métier (Bpifrance Création, octobre 2026).
- Seuls les titulaires d’un diplôme, d’un titre ou d’un certificat enregistré peuvent encadrer contre rémunération une activité physique (Code du sport, art. L212-1).
- Le document d’information et le projet de contrat d’un réseau sont remis vingt jours au moins avant la signature (Code de commerce, art. L330-3).
- En 2025, 1 165 800 entreprises ont été créées en France, un niveau record (Insee, janvier 2026).
1. Diriger une salle n’est pas entraîner
Beaucoup de porteurs de projet renoncent à ouvrir une salle de sport parce qu’ils n’ont jamais été coachs, ou jamais dirigé d’entreprise. La crainte est légitime, mais elle repose souvent sur une confusion entre deux métiers : celui de l’encadrant, qui entraîne les adhérents, et celui de l’exploitant, qui dirige l’entreprise.
L’Insee classe l’activité dans la sous-classe 93.13Z, « Activités des centres de culture physique », qui comprend « les clubs et centres de culture physique et de musculation » (NAF rév. 2, mise à jour du 19 décembre 2025). Exploiter un tel centre, c’est diriger une entreprise de service : recruter, organiser un planning, accueillir, suivre une trésorerie, appliquer des règles.
L’encadrement sportif, lui, est un métier réglementé. Le Code du sport le réserve, contre rémunération, à des personnes qualifiées (art. L212-1). Un exploitant qui n’a pas ces qualifications ne les remplace pas par de la bonne volonté : il recrute des coachs qui les ont. C’est ce partage des rôles qui rend le projet accessible à un profil venu d’ailleurs.
Le débutant n’est pas une exception. Selon l’Insee, 1 165 800 entreprises ont été créées en France en 2025, un niveau record en hausse de 5 % sur un an (Insee Première n° 2092, janvier 2026). Parmi elles, 301 300 créations de sociétés et 758 600 immatriculations de micro-entrepreneurs, selon la même publication. Chaque créateur a, un jour, dirigé une entreprise pour la première fois.
Créer ne suffit pas, il faut durer. L’Insee rappelle que, cinq ans après leur création, 69 % des entreprises de l’Hexagone créées en 2018, hors micro-entrepreneurs, étaient encore actives (Insee Analyses Guadeloupe n° 94, 8 octobre 2026, d’après l’enquête Sine 2018). C’est une moyenne tous secteurs : elle ne dit rien d’une salle, ni d’un débutant plutôt que d’un expérimenté.
2. Ce que la loi exige, avec ou sans expérience
Avant même la question de l’expérience, quelques règles s’imposent à tout exploitant. L’article L322-1 du Code du sport dispose que « nul ne peut exploiter soit directement, soit par l’intermédiaire d’un tiers, un établissement dans lequel sont pratiquées des activités physiques ou sportives » s’il a fait l’objet de certaines condamnations. C’est une condition d’honorabilité, pas de compétence.
Les établissements doivent présenter, pour chaque type d’activité, « des garanties d’hygiène et de sécurité définies par voie réglementaire » (art. L322-2). Une loi du 3 août 2026 a ajouté l’article L322-2-1 : un décret en Conseil d’État détermine les conditions dans lesquelles les responsables des établissements déclarent leur activité.
Le ministère des Sports rappelle que les exploitants sont tenus de déclarer tout incident et accident corporel grave survenu dans leur établissement (article R322-6 du Code du sport), et que certaines activités demandent de déposer des documents spécifiques (sports.gouv.fr, 18 octobre 2024). Un débutant gagne à faire la liste de ces obligations dès la préparation du projet.
Pour l’encadrement, l’article L212-1 réserve l’activité, contre rémunération, aux titulaires d’un diplôme, d’un titre à finalité professionnelle ou d’un certificat de qualification professionnelle qui garantit la compétence en matière de sécurité des pratiquants et des tiers, et qui est enregistré au répertoire national des certifications professionnelles. Ces encadrants déclarent leur activité (art. L212-11).
Bpifrance Création ajoute un point important pour qui pense qu’un réseau suffit : certaines activités réglementées restent soumises à des conditions de diplôme, de qualification ou d’expérience professionnelle, même lorsqu’elles sont exercées sous franchise, et la formation dispensée par le franchiseur ne permet pas de s’affranchir de ces obligations. Le Code du sport cité ici a été lu sur codes.droit.org, édition du 5 novembre 2026 ; seul Légifrance fait foi.
3. Les compétences à réunir
Plutôt que de raisonner en années d’expérience, mieux vaut lister les compétences qu’exige le pilotage d’une salle. On peut les regrouper en quatre familles : le management, la relation client et le commercial, la gestion, et l’exploitation au quotidien. Certaines viennent d’un parcours antérieur ; d’autres s’apprennent ; d’autres encore se confient à des personnes qualifiées.
Le management consiste à recruter, intégrer et animer une équipe, dont des coachs qualifiés. Quelqu’un qui a déjà encadré des personnes, dans n’importe quel secteur, part avec une base utile. Ce qui change, c’est la vérification des qualifications imposées par le Code du sport et l’organisation d’un planning qui couvre toutes les heures d’ouverture.
La relation client et le commercial recouvrent l’accueil, la vente des abonnements, la fidélisation et la communication locale. Un ancien commerçant ou un ancien vendeur y retrouve des réflexes connus. Le métier demande aussi de comprendre les attentes de publics variés, des débutants aux sportifs réguliers.
La gestion comprend le suivi de la trésorerie, des charges, des paiements, des obligations sociales et fiscales. C’est souvent la famille qui inquiète le plus les débutants. Elle se partage avec un expert-comptable, mais l’exploitant doit savoir lire ses comptes, suivre ses indicateurs chaque mois et décider à partir d’eux.
L’exploitation au quotidien rassemble l’entretien du matériel, la propreté, la sécurité, l’organisation des cours et le respect des règles d’hygiène. Elle s’apprend vite sur le terrain, à condition d’être méthodique. Dans les quatre familles, la question à se poser est la même : qu’est-ce que je sais déjà faire, qu’est-ce que je peux apprendre, et à qui puis-je confier le reste ?
4. Ce qu’une franchise apporte à un débutant
Service Public Entreprendre définit la franchise comme « un contrat par lequel une entreprise (le franchiseur) accorde à des commerçants indépendants […] le droit d’exploiter sa marque et les méthodes commerciales qui ont fait son succès, en l’échange d’une contrepartie financière » (fiche F37279, vérifiée le 20 juillet 2023). Les méthodes font partie du contrat : c’est ce qui intéresse le débutant.
Bpifrance Création ramène la franchise à trois éléments indissociables : l’usage des signes distinctifs du réseau, la transmission d’un savoir-faire, au travers d’une formation initiale, et une assistance tout au long du contrat. Pour quelqu’un qui découvre le métier, ces trois éléments répondent chacun à un manque : la notoriété, la méthode et le soutien.
Le savoir-faire est une obligation. Selon Service Public Entreprendre, le franchiseur « doit transmettre un savoir-faire » : un ensemble d’informations pratiques non brevetées, résultant de son expérience (fiche F37342). Le droit d’entrée, fréquent, en est la contrepartie : il rémunère la transmission du savoir-faire, l’assistance au démarrage et la formation initiale.
Bpifrance Création cite aussi les outils que le débutant n’a pas à choisir seul : logiciel de gestion, système de caisse, outils de pilotage, supports marketing, procédures internes, indicateurs de performance, généralement déjà sélectionnés et utilisés par les autres membres du réseau. S’y ajoutent les échanges entre membres, lors de réunions, de conventions ou de groupes de travail.
C’est pourquoi Bpifrance Création écrit que la franchise peut être particulièrement adaptée aux entrepreneurs qui créent leur première entreprise ou se lancent dans une reconversion professionnelle. Elle est souvent pertinente, selon la même source, lorsque les clients ont besoin d’être rassurés avant d’acheter ou lorsque l’activité nécessite des moyens importants.
Ce cadre a des contreparties. Service Public Entreprendre cite des coûts initiaux importants, des redevances régulières, une perte d’autonomie et une dépendance envers la tête de réseau (fiche F37279). Pour un débutant, l’échange est le suivant : une méthode et un soutien, contre un cadre à respecter et un coût à intégrer dans le plan de financement.
5. Ce qu’une franchise ne fait pas à votre place
Il serait trompeur de laisser croire qu’un réseau transforme un débutant en dirigeant aguerri sans effort. Service Public Entreprendre rappelle que l’exploitant reste un commerçant indépendant qui exploite son fonds de commerce « à ses risques et profits » (fiche F37279). La méthode est fournie ; son application, jour après jour, reste à sa charge.
Bpifrance Création le dit sans détour : « Rejoindre un réseau de franchise ne garantit pas la réussite du projet. » L’emplacement, l’équipe, la gestion et le marché local pèsent autant que le cadre. Un concept éprouvé mal appliqué, ou installé au mauvais endroit, ne produit pas les effets attendus.
Le réseau ne fait pas non plus le prévisionnel à la place du candidat. Selon Service Public Entreprendre, rien n’impose au franchiseur de transmettre des comptes d’exploitation prévisionnels : le candidat doit les établir lui-même, avec l’aide de son expert-comptable. Si la tête de réseau en fournit, ils doivent être sincères et sérieux (fiche F37342).
La formation d’un réseau ne remplace pas non plus les qualifications exigées par la loi. Comme le rappelle Bpifrance Création, les activités réglementées restent soumises à leurs conditions de diplôme ou de qualification, même exercées sous franchise. L’exploitant recrute donc des encadrants qualifiés, quelle que soit la formation qu’il a lui-même reçue.
Enfin, l’engagement personnel ne se délègue pas. Les premières années demandent du temps, de la présence et de l’énergie. Un débutant gagne à en parler avec son entourage avant de s’engager, et à prévoir comment il tiendra financièrement pendant la période où la salle ne couvre pas encore ses charges.
6. La licence de marque : quand on maîtrise déjà une partie du métier
La licence de marque est, selon Bpifrance Création, « un contrat par lequel le titulaire d’une marque autorise une entreprise indépendante à l’utiliser, en contrepartie d’une rémunération ». Le contrat précise notamment les produits, les services, le territoire et la durée pour lesquels ce droit est accordé (« Franchise et commerce organisé », octobre 2026).
Son fondement est dans le Code de la propriété intellectuelle : l’article L714-1 prévoit que les droits attachés à une marque peuvent faire l’objet, « pour tout ou partie du territoire et des produits ou services protégés, d’une concession de licence d’exploitation exclusive ou non exclusive ». Le titulaire peut agir contre un licencié qui sort des limites de sa licence.
Pour un débutant, la différence avec la franchise est décisive. Bpifrance Création écrit que la licence « n’implique pas nécessairement la transmission d’un savoir-faire ni un accompagnement continu ». Elle peut convenir à un entrepreneur « qui maîtrise déjà son métier » et souhaite surtout l’identité ou la notoriété d’une marque. Elle laisse davantage d’autonomie, mais apporte « moins de soutien opérationnel ».
Un porteur de projet sans expérience qui s’oriente vers une licence doit donc combler lui-même ce que la licence n’apporte pas : se former à la gestion, s’entourer d’un expert-comptable et d’un avocat, recruter un encadrement qualifié et, si possible, une personne qui connaît déjà l’exploitation d’une salle. C’est faisable, à condition de le prévoir dans le temps et dans le budget.
Le contenu d’une licence varie d’une enseigne à l’autre : certaines n’apportent que la marque, d’autres y ajoutent des outils ou des services. Une licence n’échappe pas pour autant aux règles d’information : dès qu’une exclusivité ou une quasi-exclusivité est exigée, l’article L330-3 du Code de commerce impose le document d’information précontractuel, quel que soit le nom du contrat.
7. L’indépendant débutant : tout apprendre seul
L’indépendant crée sa salle sans rattachement à un réseau : c’est le « commerce indépendant isolé » décrit par Bpifrance Création. Il choisit son concept, son nom, son offre, ses fournisseurs et son aménagement. Il ne verse ni droit d’entrée ni redevance à une tête de réseau, et aucune clause d’exclusivité ne le lie à une enseigne.
Pour un débutant, cette liberté a un coût en apprentissage. Les atouts que Service Public Entreprendre prête à la franchise, modèle éprouvé, notoriété, assistance, accès aux ressources, sont en creux ce que l’indépendant doit construire seul. Il choisit ses outils de gestion, négocie ses achats sans le poids d’un groupe et bâtit une marque inconnue au départ.
L’indépendance garde des atouts propres. Bpifrance Création note que la franchise peut être moins adaptée aux entrepreneurs qui souhaitent développer leur propre marque ou disposer d’une liberté totale dans la conduite de leur activité. L’indépendant peut adapter son offre à son quartier et changer de cap sans validation.
Un débutant qui choisit cette voie a intérêt à réduire l’incertitude autrement : se former à la gestion d’entreprise avant d’ouvrir, travailler un temps dans une salle pour en voir le fonctionnement, s’associer avec une personne expérimentée, ou commencer par une offre plus simple. Aucune de ces options n’est imposée ; chacune diminue la part d’inconnu.
8. Le tableau comparatif
Le tableau suivant résume, critère par critère, ce que disent les sources lues. Il décrit des tendances générales : chaque contrat fixe ses propres règles, que seuls le document d’information et le projet de contrat permettent de connaître avec précision. Pour un débutant, les lignes « Savoir-faire » et « Assistance » sont souvent les plus importantes.
| Critère | Franchise | Licence de marque | Indépendant |
|---|---|---|---|
| Ce que l’on obtient | Marque, savoir-faire et assistance (Bpifrance Création) | Droit d’utiliser une marque, pour un territoire et une durée fixés (Bpifrance Création ; CPI, art. L714-1) | Aucun apport d’enseigne : tout est à créer |
| Obligations de l’exploitant | Standards du réseau, parfois approvisionnement exclusif (dix ans au plus, C. com., art. L330-1) | Conditions d’utilisation de la marque prévues par le contrat | Aucune envers une enseigne ; obligations légales de toute salle |
| Information précontractuelle | Document d’information et projet de contrat, vingt jours au moins avant la signature (C. com., art. L330-3) | Même obligation dès qu’une exclusivité ou une quasi-exclusivité est exigée (art. L330-3) | Sans objet : pas de tête de réseau |
| Droit d’entrée et redevance | Droit d’entrée fréquent ; redevance fixe ou proportionnelle (Service Public Entreprendre) | Rémunération du titulaire de la marque, selon le contrat | Aucun |
| Savoir-faire | Transmission due par le franchiseur (Service Public Entreprendre) | Pas nécessairement transmis (Bpifrance Création) | À acquérir soi-même |
| Assistance | Pendant toute la durée du contrat (Bpifrance Création) | Pas nécessairement continue | Conseils et experts à trouver soi-même |
| Zone | Exclusivité territoriale, selon le contrat | Territoire fixé par le contrat, exclusif ou non | Libre, sans protection contractuelle |
| Autonomie | Encadrée par les standards du réseau | Généralement plus grande (Bpifrance Création) | Totale |
Ce tableau ne désigne pas de gagnant. Bpifrance Création écrit que la franchise offre « généralement le cadre le plus complet », mais qu’elle « ne doit donc pas être considérée comme systématiquement préférable » aux autres formes de commerce contractuel. Pour un débutant, la question utile est : qu’est-ce que je dois trouver dans le contrat, et qu’est-ce que je peux trouver ailleurs ?
Deux lignes méritent une attention particulière. La redevance, d’abord : sa base de calcul, fixe ou proportionnelle, change la façon dont le coût évolue avec l’activité. Le savoir-faire, ensuite : s’il n’est pas transmis par le contrat, il faut prévoir comment l’acquérir, en temps et en budget, avant l’ouverture.
9. Le document d’information : lire avant de signer
L’article L330-3 du Code de commerce s’applique à toute personne qui met à disposition un nom commercial, une marque ou une enseigne en exigeant une exclusivité ou une quasi-exclusivité. Avant la signature, elle doit fournir « un document donnant des informations sincères, qui lui permette de s’engager en connaissance de cause ».
Le document et le projet de contrat « sont communiqués vingt jours minimum avant la signature du contrat », ou avant le versement d’une somme exigée en amont, par exemple pour la réservation d’une zone. Pour un débutant, ce délai est précieux : il laisse le temps de faire relire les documents et de poser des questions.
L’article R330-1 fixe le contenu du document : identité de l’entreprise, marque, historique du réseau, état général et local du marché, comptes annuels des deux derniers exercices, liste des entreprises du réseau et nombre de départs de l’année précédente, durée, renouvellement, résiliation, cession, exclusivités, et la nature et le montant des dépenses spécifiques à l’enseigne.
Pour un profil sans expérience, ce document dit aussi ce que le réseau apporte, ou non, en formation et en assistance. Service Public Entreprendre conseille de réaliser sa propre étude de marché, d’interroger des exploitants déjà installés et de consulter un avocat (fiche F37342). Les articles du Code de commerce cités ont été lus sur codes.droit.org, édition du 27 octobre 2026 ; seul Légifrance fait foi.
10. Financer un premier projet : apport, aides et plan de financement
Un débutant n’échappe pas au chiffrage. Bpifrance Création liste les postes à prévoir : un éventuel droit d’entrée, les investissements de lancement, les travaux d’aménagement du local, un stock initial le cas échéant, et un besoin en trésorerie pour financer les premières dépenses avant que l’activité ne génère suffisamment de revenus.
Service Public Entreprendre ajoute les frais juridiques et comptables, un éventuel dépôt de garantie et un fonds de roulement initial (fiche F37279). Pour le financement bancaire, une règle suffit : un apport personnel est demandé par les banques ; son montant dépend du projet et de la banque.
Des aides existent pour les créateurs. L’Acre consiste en une exonération partielle des cotisations sociales personnelles pendant douze mois, pour les créateurs qui remplissent l’une des conditions prévues : demandeur d’emploi indemnisé, jeune de 18 à 25 ans, bénéficiaire du RSA, création en quartier prioritaire, entre autres (Service Public Entreprendre, fiche F11677, vérifiée le 1er juillet 2026).
Pour les créateurs qui ne sont pas micro-entrepreneurs, l’exonération est de 25 % si le revenu professionnel ne dépasse pas 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, puis dégressive. Elle n’est pas automatique : la demande se fait auprès de l’Urssaf dans les 60 jours qui suivent le début d’activité, et l’on ne doit pas en avoir bénéficié au cours des trois années précédentes.
Pour mettre en regard les besoins et les ressources de votre projet, utilisez l’outil Plan de financement ci-dessous.
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Méthode : addition et comparaison de vos seules saisies ; aucun chiffre extérieur. Estimation indicative, ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable.
Nous ne conservons ni vos réponses ni le PDF. Votre adresse e-mail reste environ 30 jours dans le journal d’envoi, puis est effacée.
Estimation indicative, ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable.
Ce plan sert à préparer les rendez-vous avec la banque et l’expert-comptable, pas à décider seul. Les montants réels viennent des devis, du bail, des offres de financement et, pour un réseau, du document d’information précontractuel, remis à chaque candidat.
11. Le parcours d’un débutant, étape par étape
Pour un profil sans expérience, le chemin vers l’ouverture suit une progression qui transforme peu à peu une envie en projet. Les étapes ci-dessous ne sont pas un calendrier imposé : elles aident à ne rien oublier.
Vérifier que le métier vous correspond. Passer du temps dans des salles, observer l’accueil, les horaires, le travail des coachs et du gérant. Échanger avec des exploitants en place, sous enseigne ou indépendants. Cette étape sert à confirmer l’envie avant d’engager de l’argent.
Écrire son projet en une page. Type de salle, public visé, zone d’implantation, budget disponible, rôle que l’on veut tenir au quotidien, compétences déjà acquises et compétences à trouver. Cette page devient la grille de lecture des offres de réseau et des locaux.
Choisir son cadre. Comparer une franchise, une licence de marque et un projet indépendant au regard de ce qui manque : une méthode, un soutien, une marque. Demander les documents d’information des réseaux envisagés et laisser courir le délai de vingt jours.
Préparer le dossier. Étude de marché locale, prévisionnel établi avec un expert-comptable, plan de financement, recherche du local, vérification des démarches du Code du sport. Faire relire le bail et le contrat par un avocat.
Se former et recruter. Suivre, selon le cadre choisi, la formation prévue par le réseau ou une formation à la gestion choisie soi-même. Recruter des encadrants qualifiés et vérifier leurs titres et leurs déclarations.
Ouvrir, puis suivre. Les premiers mois demandent une présence forte et un suivi serré de la trésorerie, de la fréquentation et de la satisfaction. C’est en lisant ces indicateurs chaque mois que le débutant devient, peu à peu, un exploitant expérimenté.
12. Le cas Magicfit : une licence, pas une formation
Les clubs Magicfit sont exploités en licence de marque ; le réseau compte 10 clubs. Selon le document d’information précontractuel, remis à chaque candidat, la licence apporte l’usage de la marque Magicfit et une zone exclusive de 20 minutes, avec une redevance uniquement fixe : aucune n’est calculée en pourcentage des recettes du club.
Selon ce même document, la licence ne prévoit ni formation de l’exploitant, ni transmission de savoir-faire, ni aide au financement. C’est la différence principale avec une franchise telle que la décrit Service Public Entreprendre, où la transmission d’un savoir-faire est une obligation du franchiseur. Les montants et les conditions du contrat figurent dans le document d’information précontractuel.
Dans tous les clubs, on retrouve des coachs diplômés d’État, une formation continue des coachs de 24 heures par an et un médecin référent. L’Abonnement Illimité sans engagement y est valable dans tous les clubs de la même enseigne (Magicfit, Magicfit City, Magicfit HIT), pas d’une enseigne à l’autre.
Seuls certains clubs accueillent des ostéopathes et des coachs en activité physique adaptée (APA). Le réseau travaille aussi avec des professionnels de santé partenaires, et Magicfit a développé un tableau de bord mensuel. Magicfit propose aussi des contrats de master licence de marque.
Pour un porteur de projet sans expérience, cela signifie qu’il doit prévoir lui-même sa formation à la gestion et s’entourer des compétences qui lui manquent. La démarche reste celle décrite plus haut : demander le document d’information, le lire avec un avocat et un expert-comptable, comparer avec une franchise et avec un projet indépendant, puis décider.
Avant de vous engager
Ce guide a une portée générale. Se lancer sans expérience se prépare avec des conseils qualifiés. Le choix entre franchise, licence de marque et indépendance se prend avec un expert-comptable, pour les chiffres, et un avocat, pour le contrat. Lisez le document d’information précontractuel et le projet de contrat en entier, pendant le délai de vingt jours prévu par la loi, avant toute signature et tout versement. Aucun modèle ne garantit un résultat.
La Rédaction Magicfit
FAQ — Se lancer sans expérience
Sources
- Insee. Les créations d’entreprises en 2025, Insee Première n° 2092, janvier 2026, lu le 5 novembre 2026. https://www.insee.fr/fr/statistiques/8721354
- Insee. En Guadeloupe, trois entreprises créées en 2018 sur quatre restent actives cinq ans plus tard, Insee Analyses Guadeloupe n° 94, 8 octobre 2026, lu le 5 novembre 2026. https://www.insee.fr/fr/statistiques/9063178
- Insee. NAF rév. 2, sous-classe 93.13Z : Activités des centres de culture physique, mise à jour du 19 décembre 2025, lu le 5 novembre 2026. https://www.insee.fr/fr/metadonnees/nafr2/sousClasse/93.13Z
- Bpifrance Création. La franchise, une autre façon de créer une entreprise, publié en octobre 2026, lu le 5 novembre 2026. https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/differentes-facons-dentreprendre/entreprendre-franchise/franchise-autre-facon-creer
- Bpifrance Création. Franchise et commerce organisé, publié en octobre 2026, lu le 5 novembre 2026. https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/differentes-facons-dentreprendre/entreprendre-franchise/franchise-commerce-organise
- Bpifrance Création. Dans quels cas la franchise est-elle une solution pertinente ?, publié en octobre 2026, lu le 5 novembre 2026. https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/differentes-facons-dentreprendre/entreprendre-franchise/quels-cas-franchise-est-elle
- Service Public Entreprendre (DILA). Fiche F37279, les questions à se poser avant de rejoindre un réseau de franchise, vérifiée le 20 juillet 2023, lue le 5 novembre 2026. https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37279
- Service Public Entreprendre (DILA). Fiche F37342, les obligations des parties dans un réseau de franchise, vérifiée le 20 juillet 2023, lue le 5 novembre 2026. https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37342
- Service Public Entreprendre (DILA). Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre), fiche F11677, vérifiée le 1er juillet 2026, lue le 5 novembre 2026. https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F11677
- Code de commerce, articles L330-1, L330-3 et R330-1, codes.droit.org, édition du 27 octobre 2026, lu le 5 novembre 2026 ; seul Légifrance fait foi. https://codes.droit.org/PDF/Code%20de%20commerce.pdf
- Code de la propriété intellectuelle, article L714-1, codes.droit.org, édition du 18 octobre 2026, lu le 5 novembre 2026 ; seul Légifrance fait foi. https://codes.droit.org/PDF/Code%20de%20la%20propri%C3%A9t%C3%A9%20intellectuelle.pdf
- Code du sport, articles L212-1, L212-11, L322-1, L322-2 et L322-2-1, codes.droit.org, édition du 5 novembre 2026, lu le 5 novembre 2026 ; seul Légifrance fait foi. https://codes.droit.org/PDF/Code%20du%20sport.pdf
- Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative. Déclarations réglementaires des établissements d’activités physiques ou sportives (EAPS), 18 octobre 2024, lu le 5 novembre 2026. https://www.sports.gouv.fr/declarations-reglementaires-des-etablissements-d-activites-physiques-ou-sportives-eaps-3045
Sources lues et vérifiées le 5 novembre 2026
10 clubs Magicfit sont exploités en licence de marque. Découvrez ce que prévoit cette licence, pour la comparer avec une franchise ou un projet indépendant au regard de votre expérience.